Publié le 27 octobre 2025 00:30:00. Une étude observationnelle approfondie, s’appuyant sur les données de la cohorte nutritionnelle CPS-II, explore le lien entre l’activité physique régulière et la réduction du risque de cancer chez les personnes obèses, en simulant un essai clinique rigoureux.
- L’étude a utilisé les données de plus de 180 000 adultes américains pour évaluer l’impact de différents niveaux d’activité physique sur le risque de 13 types de cancers liés à l’obésité.
- Les chercheurs ont simulé un essai clinique en définissant quatre stratégies d’intervention basées sur les recommandations d’activité physique américaines et internationales.
- Les analyses de sensibilité confirment la robustesse des résultats, même en tenant compte de divers facteurs de confusion et en modifiant les hypothèses de l’étude.
Pour mieux comprendre la relation complexe entre l’activité physique, l’obésité et le cancer, des chercheurs ont mis en œuvre une méthodologie innovante. Ils ont utilisé les données de la cohorte nutritionnelle CPS-II (Cancer Prevention Study II), une vaste étude prospective américaine lancée en 1992/1993, initialement comme sous-cohorte de l’étude CPS-II de 1982. 24 Cette cohorte comprend des informations détaillées sur le mode de vie de plus de 180 000 hommes et femmes issus de 21 États américains, notamment leur alimentation, leur consommation d’alcool, leur tabagisme, leur niveau d’activité physique et leurs antécédents familiaux de cancer. 24, 25
L’étude a simulé un essai clinique hypothétique, conçu pour évaluer l’efficacité de différentes stratégies d’intervention en matière d’activité physique. Les participants virtuels ont été répartis aléatoirement dans quatre groupes : un groupe témoin sans intervention, un groupe visant un niveau d’activité physique inférieur aux recommandations, un groupe atteignant les recommandations et un groupe les dépassant. Les recommandations suivies sont celles de 2018 des États-Unis, du World Cancer Research Fund (WCRF) et de l’American Cancer Society (ACS) pour la prévention du cancer. 10, 11, 13. L’activité physique a été mesurée en heures MET (équivalent métabolique) par semaine, en tenant compte de l’intensité des différentes activités (marche, vélo, jogging, natation, danse, tennis). 19, 29, 30
Les résultats de l’étude, qui couvrent une période de suivi de 11 ans (de 2001 à 2013), se concentrent sur l’incidence de 13 types de cancers liés à l’obésité, tels que définis par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). 3 L’objectif est d’évaluer si le maintien d’un niveau d’activité physique soutenu peut réduire le risque de développer ces cancers. Les chercheurs ont utilisé une formule statistique sophistiquée, la formule paramétrique G, pour estimer le risque de cancer en tenant compte de divers facteurs de confusion et en simulant l’adhésion aux différentes stratégies d’intervention. 34, 35, 36
Plusieurs analyses de sensibilité ont été menées pour vérifier la robustesse des résultats. Ces analyses ont consisté à modifier certains paramètres de l’étude, tels que les données de covariables, les formes fonctionnelles de l’IMC et les critères d’observance, afin de déterminer si les conclusions restaient cohérentes. Les résultats de ces analyses confirment la fiabilité des estimations obtenues. Les chercheurs ont également validé leur approche en l’appliquant à la mortalité par maladies cardiovasculaires, un résultat pour lequel un effet positif de l’activité physique est bien établi. 19, 46
Les résultats détaillés de l’étude, y compris les estimations des risques relatifs et des différences de risque absolu pour chaque stratégie d’intervention, seront publiés prochainement. Les chercheurs espèrent que ces résultats contribueront à élaborer des recommandations plus précises et personnalisées en matière d’activité physique pour la prévention du cancer chez les personnes obèses. 38, 39
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