Quarante ans après leur introduction, les statines demeurent un traitement essentiel pour réduire le cholestérol, malgré des défis liés à l’observance à long terme des patients. Ces médicaments, devenus la pierre angulaire de la lutte contre l’hypercholestérolémie, sont pourtant souvent abandonnés en raison d’effets secondaires réels ou perçus.
Depuis plus de quatre décennies, l’arrivée des statines a profondément transformé la prise en charge des maladies liées au cholestérol. Les preuves cliniques accumulées au fil des ans confirment systématiquement leur efficacité et leur sécurité pour un large éventail de patients, y compris ceux atteints d’hypercholestérolémie familiale, une affection génétique caractérisée par des taux de cholestérol très élevés.
À ce jour, les statines se distinguent par leur accessibilité, leur coût relativement faible et leur efficacité éprouvée. Elles restent donc le traitement de première intention pour faire baisser le taux de cholestérol. Cependant, l’adhésion au traitement sur le long terme reste un problème majeur. De nombreux patients interrompent leur cure médicamenteuse.
Plusieurs facteurs expliquent ce manque d’observance. Les effets indésirables objectifs, tels que les douleurs musculaires, et l’intolérance perçue aux statines – c’est-à-dire la conviction du patient de ne pas les supporter – contribuent à l’arrêt fréquent du traitement. « L’intolérance perçue aux statines est un obstacle important à la prévention des maladies cardiovasculaires », soulignent les spécialistes.