Home DivertissementElla McCay review – James L Brooks returns with a sorry mess of a movie | James L Brooks

Ella McCay review – James L Brooks returns with a sorry mess of a movie | James L Brooks

by Antoine Girard

Le dernier film de James L. Brooks, Ella McCay, peine à convaincre malgré une distribution prometteuse et une nostalgie palpable pour les comédies dramatiques intimistes des années 90 et 2000. L’œuvre, qui se déroule en 2008, semble plus une curiosité qu’une réussite, échouant à donner corps à un récit pourtant séduisant sur le papier.

L’intrigue suit Ella McCay (Emma Mackey), une jeune femme de 34 ans occupant le poste de lieutenant-gouverneur d’un État américain, vraisemblablement le Michigan à en juger par les références au football universitaire. Elle se retrouve propulsée à la tête de l’exécutif lorsque le gouverneur Bill (Albert Brooks) rejoint l’administration Obama. Le film tente de brosser le portrait d’une politicienne ambitieuse et intègre, hantée par le passé trouble de son père (Woody Harrelson) et la perte prématurée de sa mère (Rebecca Hall), mais le récit s’égare rapidement dans des digressions déconnectées.

Selon Estelle (Julie Kavner), la secrétaire d’Ella et narratrice du film, l’histoire devait raconter l’ascension d’une femme brillante et moralement irréprochable. Cependant, cette trame narrative se fissure rapidement, laissant place à une succession de scènes décousues, reliées artificiellement par des conclusions trop faciles. « Vous devez faire en sorte que les gens stupides se sentent moins stupides », lâche ainsi le gouverneur Bill, illustrant le manque de subtilité de certains dialogues.

Le casting, en apparence solide, ne parvient pas à sauver le film de ses incohérences. Jamie Lee Curtis incarne une tante Helen caricaturale, tandis que Jack Lowden, dans le rôle du mari d’Ella, Ryan, oscille entre soutien et froideur sans explication logique. Spike Fearn interprète Casey, le frère agoraphobe d’Ella, et Ayo Edebiri prête ses traits à Susan, son ex-petite amie, mais leurs personnages semblent superflus. Kumail Nanjiani apparaît brièvement dans le rôle d’un policier dont la fonction se résume à des remarques spirituelles.

Emma Mackey, malgré ses efforts, peine à donner de la profondeur à un personnage défini principalement par son érudition et sa réactivité. L’actrice offre un bref aperçu de la complexité intérieure d’Ella lors d’une tirade passionnée, mais ces moments de grâce sont trop rares pour compenser les faiblesses du scénario. L’ensemble donne l’impression d’une exploration maladroite et désordonnée, comme si l’on fouillait dans une chambre d’adolescent en désordre, en déplaçant des objets au hasard.

Ella McCay, dernier film en date de James L. Brooks, dont la carrière s’étend des sitcoms emblématiques comme The Mary Tyler Moore Show, Taxi et Les Simpson aux films acclamés tels que Tendres Passions, Broadcast News et À propos d’Henry, apparaît donc comme une occasion manquée. Le film évoque une époque révolue du cinéma indépendant américain, mais il ne parvient pas à capturer l’esprit et la sensibilité qui caractérisaient ces œuvres.

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