Publié le 2024-02-29 14:53:00. À 26 ans, Stefani témoigne d’une lutte contre une leucémie compliquée par une infection fongique rare et résistante, sauvée par un médicament expérimental. Elle alerte aujourd’hui sur la menace grandissante des infections fongiques et la nécessité d’une meilleure sensibilisation.
- Stefani a contracté une infection fongique invasive pendant son traitement contre la leucémie, affectant ses poumons et son cerveau.
- La chimiothérapie a dû être interrompue, mettant sa vie en danger, avant qu’un médicament expérimental ne lui sauve la vie.
- Stefani souligne l’urgence de sensibiliser le public aux infections fongiques, qui causent environ 500 décès par an.
C’est à l’âge de dix-huit ans que le diagnostic de leucémie est tombé pour Stefani. Le traitement initial s’est rapidement compliqué. Au milieu de la chimiothérapie, des problèmes pulmonaires sont apparus, d’abord pris pour une pneumonie. Les examens ont finalement révélé la présence d’un champignon, une infection rare et particulièrement dangereuse qui s’est propagée jusqu’à son cerveau.
L’infection a rapidement entraîné une paralysie du côté droit de son corps et une perte progressive de ses capacités cognitives. Le coup le plus dur est venu lorsque les médecins ont été contraints d’interrompre la chimiothérapie, seul traitement efficace contre sa leucémie, car son organisme ne pouvait plus supporter l’agression combinée des deux maladies. Stefani a passé des mois à l’hôpital, luttant pour conserver ses mots, ses mouvements et même le souvenir de son propre nom.
Après une longue période d’incertitude, une lueur d’espoir est apparue : Stefani a pu bénéficier d’un médicament expérimental, encore en phase de test, au centre médical universitaire Erasmus MC. Ce traitement a été sa planche de salut.
Aujourd’hui, à 26 ans, Stefani est reconnaissante d’être en vie, mais elle porte les séquelles de cette épreuve. Sa capacité pulmonaire est réduite à 60 % et son côté droit reste partiellement paralysé. Elle témoigne avec force de son expérience pour alerter sur la menace croissante des infections fongiques et la résistance aux traitements.
« Ce que je veux surtout que les gens comprennent, c’est l’ampleur du problème des champignons et de la résistance », explique Stefani. Elle souligne que le médicament qui lui a sauvé la vie est également utilisé en agriculture, ce qui contribue à renforcer la résistance des champignons. Selon ses estimations, environ 500 personnes meurent chaque année en Europe de ce type d’infections, un chiffre qu’elle juge alarmant et trop peu médiatisé.
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