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En regardant les dépenses professionnelles de Jeong Eun-kyung… 12 cas sur 18 étaient des « consultations commerciales en matière de soins de santé »

La ministre sud-coréenne de la Santé, Jeong Eun-kyung, est confrontée à une opposition croissante sur plusieurs fronts, notamment concernant la répartition des médecins sur le territoire, la télémédecine et les quotas d'étudiants en médecine, malgré un début de…

En regardant les dépenses professionnelles de Jeong Eun-kyung… 12 cas sur 18 étaient des « consultations commerciales en matière de soins de santé »

La ministre sud-coréenne de la Santé, Jeong Eun-kyung, est confrontée à une opposition croissante sur plusieurs fronts, notamment concernant la répartition des médecins sur le territoire, la télémédecine et les quotas d’étudiants en médecine, malgré un début de mandat marqué par de nombreuses consultations.

Selon un bilan des dépenses professionnelles de la ministre, publié le 25 septembre, plus de la moitié de ses activités – 12 sur 18 rencontres entre le 22 juillet et le 25 août – ont été consacrées à des consultations avec des acteurs du secteur de la santé. Ces échanges incluent deux réunions de travail sur les soins intégrés, une consultation sur la politique démographique et une autre sur la gestion budgétaire.

Initialement accueillie favorablement par la communauté médicale, la ministre Jeong, ancienne directrice de l’Agence coréenne de contrôle et de prévention des maladies, peine désormais à faire consensus. Les désaccords portent notamment sur le projet de loi visant à instaurer un système de médecins locaux, qui obligerait les praticiens à exercer dans des zones rurales pendant dix ans.

L’Association coréenne des médecins résidents s’oppose fermement à cette mesure, la jugeant inconstitutionnelle et portant atteinte à la liberté de choix de carrière. « L’établissement d’un environnement de formation pour développer les talents passe en premier. L’introduction du système de médecins local actuel n’est pas différent de semer des graines dans un terrain vague inculte », a déclaré l’association dans un communiqué du 23 septembre.

Par ailleurs, le transfert envisagé des responsabilités des hôpitaux universitaires nationaux du ministère de l’Éducation vers le ministère de la Santé et de la Protection sociale suscite des inquiétudes quant à la préservation des fonctions d’enseignement et de recherche. Une enquête menée auprès de 1 063 professeurs d’hôpitaux universitaires nationaux révèle que 79,9 % s’opposent à ce transfert.

La législation sur la télémédecine, actuellement en projet pilote, rencontre également une forte résistance de la part des groupes civiques liés aux soins de santé, qui dénoncent une « politique de privatisation médicale ». Le Mouvement des soins médicaux gratuits, regroupant 40 organisations, estime que si la télémédecine est nécessaire, elle devrait être assurée par une plateforme publique.

Enfin, la question des quotas d’étudiants en médecine reste un sujet de tension. Le Comité d’estimation de l’offre et de la demande de personnel médical du ministère de la Santé et du Bien-être social examine actuellement le nombre de places pour l’année scolaire 2027, mais la communauté médicale estime que les avis d’experts ne sont pas suffisamment pris en compte.

Un responsable de la communauté médicale a toutefois exprimé un certain optimisme : « La relation et la confiance avec la ministre Jeong ne sont pas encore mauvaises » et « ce serait bien si les opinions des préoccupations sur le terrain étaient davantage reflétées ».

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.