Environ 2 800 militaires issus de onze pays européens, dont environ un millier de Français, participeront du 9 au 22 novembre à l’exercice Koalicja 26.2 en Pologne, marquant le premier grand entraînement de la Force multinationale pour l’Ukraine.
Des troupes s’entraînent dans le sud-est de la Pologne
Les troupes se déploieront dans la ville de Nowa Dęba, un important pôle d’entraînement militaire situé dans le sud-est de la Pologne, à une centaine de kilomètres de la frontière ukrainienne.
L’exercice rassemble des effectifs de l’Allemagne, de la Belgique, de l’Espagne, de l’Estonie, de la France, de la Lituanie, des Pays-Bas, de la Pologne, du Royaume-Uni et de la Suède, selon les annonces faites par Londres et Paris.
Les États-Unis ne participent pas au dispositif militaire annoncé.
Du côté français, une soixantaine de militaires ont décollé depuis la base aérienne d’Istres dans le cadre d’une alliance franco-britannique.
Le terminal aéroportuaire militaire de la BA 125 achemine des contingents pour soutenir cette mission.
L’armée de Terre française y mettra en œuvre une unité de drones de contact.
Cette unité est composée d’une cinquantaine d’appareils disposant de quelques kilomètres de rayon d’action, d’après le général Jacques de Montgros.
En parallèle, la Turquie dirigera depuis Istanbul le volet maritime, menant un exercice de simulation de sécurisation et de déminage en mer Noire.
Cet entraînement militaire mené en dehors des structures de l’Alliance atlantique mobilise des effectifs dont Varsovie chiffre le total à près de 5 000 participants en incluant les forces polonaises en charge du soutien logistique. Le Premier ministre polonais Donald Tusk indiquait en juillet que ces manœuvres devaient renforcer la capacité des Européens à assurer davantage leur propre sécurité.
La force multinationale se structure
Créée en mars 2025, la Force multinationale pour l’Ukraine constitue le bras militaire de la Coalition des volontaires, qui réunit désormais 35 pays. La France et le Royaume-Uni assurent conjointement le commandement de cette structure au moyen d’un quartier général interarmées de niveau opératif, dont le personnel provient de 19 pays différents.
La force a vocation à se déployer rapidement dès la signature d’un cessez-le-feu pour aider Kiev à dissuader toute nouvelle agression russe, rouvrir le ciel à l’aviation civile et normaliser le trafic en mer Noire. Le ministère des Armées précise qu’un déploiement comprendrait essentiellement l’envoi de formateurs militaires en Ukraine pour participer à la reconstruction et à la régénération des forces armées ukrainiennes. Une telle opération vise à garantir une paix robuste et durable en Ukraine une fois les hostilités terminées.

Les responsables préparent les objectifs opérationnels
Les responsables militaires rappellent la nécessité d’anticiper cette phase opérationnelle en dehors des structures de l’OTAN.
Si des progrès sont réalisés vers la paix, nous devons être prêts à agir. La planification, la coordination et la préparation nécessaires au déploiement d’une force multinationale ne peuvent pas commencer une fois les hostilités terminées
, a expliqué le général britannique Tom Bateman, commandant la MNF-U, à des journalistes à Londres.
Conformément au principe d’alternance entre Paris et Londres, le quartier général de la force sera transféré en Grande-Bretagne d’ici la fin de l’année 2026.
Koalicja est une étape clé car ce sera la démonstration concrète de la capacité de la MNF-U à être projetée dès que les hostilités seront terminées
, a-t-il affirmé depuis Paris, repris par l’Agence France-Presse.
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