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Étude sur la santé: chaque tiers préfère demander à l’AI que son médecin

L'intelligence artificielle s'invite de plus en plus dans le domaine de la santé en Autriche, où un tiers de la population a déjà eu recours à des outils d'IA pour obtenir des informations médicales. Si la confiance reste…

Étude sur la santé: chaque tiers préfère demander à l’AI que son médecin

L’intelligence artificielle s’invite de plus en plus dans le domaine de la santé en Autriche, où un tiers de la population a déjà eu recours à des outils d’IA pour obtenir des informations médicales. Si la confiance reste majoritairement accordée aux professionnels de santé, une part croissante d’Autrichiens se montre réceptive aux réponses fournies par ces nouvelles technologies.

Selon une étude menée par l’institut Gallup pour le compte de Vienne City Insurance auprès de 1 000 Autrichiens âgés de 16 à 70 ans, environ 10 % des personnes interrogées accordent plus de crédit aux informations issues de l’IA qu’aux avis des médecins. Cette tendance s’observe particulièrement chez les jeunes adultes.

Par ailleurs, l’étude révèle un niveau de stress élevé au sein de la population autrichienne, principalement lié à la santé des proches, à la situation financière et à l’avenir. Malgré ces préoccupations, 56 % des personnes interrogées évaluent positivement leur santé mentale, un chiffre qui monte à 63 % chez les hommes, contre 49 % chez les femmes. Un cinquième des parents d’enfants mineurs s’inquiètent également de l’état psychologique de leurs enfants.

La satisfaction générale envers le système de santé autrichien reste positive, avec une personne sur deux se déclarant (très) satisfaite. Cependant, une critique croissante émerge concernant l’accès aux soins : 45 % des Autrichiens estiment que la qualité des soins s’est détériorée au cours des 12 derniers mois, et seulement 8 % perçoivent une amélioration. Les principaux points noirs soulignés sont les délais d’attente pour obtenir un rendez-vous médical – plus de deux mois pour un spécialiste dans plus d’un tiers des cas – et un manque de médecins, notamment en médecine générale.

Face à ces difficultés, l’intérêt pour les soins de santé privés est en hausse, avec une augmentation de 37 % par rapport à l’année précédente. Plus d’une personne sur deux (52 %) considère qu’il est très important de souscrire une assurance maladie privée. Ce phénomène est particulièrement marqué chez les jeunes de 16 à 35 ans, où plus d’une personne sur deux se montre intéressée par une couverture complémentaire.

L’étude met également en lumière un intérêt croissant pour les thérapies alternatives et complémentaires, telles que l’homéopathie, l’acupuncture et l’ostéopathie, pratiquées par près d’une personne sur deux en Autriche. Cet intérêt est en augmentation, atteignant 37 % chez les jeunes adultes.

« Les résultats soulignent à quel point les technologies numériques sont désormais intégrées dans notre vie quotidienne et soulèvent en même temps des questions sur les opportunités, les risques et les responsabilités dans le traitement des informations sur la santé basées sur l’IA. Ils illustrent également l’importance de l’alphabétisation en santé », a commenté Sonja Brandtmayer, directrice générale adjointe de Vienne City Insurance.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.