Home NouvellesÉvaluation vidéo multisite avec la batterie NACC UDS-Version 3 : conception et expérience des participants dans l’étude V-Cog

Évaluation vidéo multisite avec la batterie NACC UDS-Version 3 : conception et expérience des participants dans l’étude V-Cog

by Nicolas Lefèvre

Les évaluations cognitives réalisées à distance par vidéo se généralisent, et une étude récente confirme leur fiabilité et leur acceptabilité auprès des patients, même ceux atteints de troubles cognitifs. Cette recherche, menée dans plusieurs centres spécialisés, ouvre la voie à un accès plus large aux diagnostics et au suivi des maladies neurodégénératives.

À retenir

  • Plus de 90 % des participants ont trouvé les tests vidéo faciles à utiliser.
  • 75,5 % des personnes interrogées accepteraient de passer ces tests lors de visites de suivi.
  • Le personnel médical a validé la qualité des données recueillies grâce à cette méthode.

Contexte

La pandémie de COVID-19 a accéléré le développement et l’adoption de la télémédecine, y compris dans le domaine de la neuropsychologie. Les centres de recherche sur la maladie d’Alzheimer (ADRC) ont été particulièrement touchés par les restrictions d’accès, rendant les évaluations cognitives traditionnelles plus difficiles à réaliser. L’étude « VCog » a été lancée pour évaluer si les tests cognitifs vidéo pouvaient constituer une alternative viable et fiable.

L’étude a porté sur une batterie d’évaluation cognitive standardisée, la version 3 de l’ensemble de données uniforme (UDSv3), adaptée pour être administrée à distance. Les chercheurs ont souhaité déterminer si cette méthode pouvait être utilisée de manière fiable pour évaluer les personnes présentant une cognition normale, un trouble cognitif léger (TCL) ou une démence.

Ce qui change

Les résultats de l’étude montrent que les tests cognitifs vidéo sont non seulement réalisables, mais aussi bien acceptés par les patients et le personnel médical. Sur les 463 participants (âge moyen de 75,1 ans, dont 52,5 % de femmes et 25,5 % d’individus issus de minorités ethniques), 95,3 % ont jugé la méthode pratique et 90 % l’ont trouvée facile à utiliser. Les participants ayant un niveau de déficience cognitive plus élevé ont parfois rencontré des difficultés avec la configuration et l’utilisation de la technologie, mais dans l’ensemble, l’expérience a été positive.

Selon l’étude, les tests vidéo pourraient permettre aux ADRC d’atteindre des patients qui, pour des raisons géographiques ou de mobilité, ne pourraient pas se déplacer facilement pour passer des évaluations en personne. Cela pourrait améliorer le diagnostic précoce et le suivi des maladies neurodégénératives.

Prochaines étapes

Les chercheurs estiment que les tests cognitifs vidéo pourraient devenir un outil standard dans les ADRC et d’autres centres de recherche sur la maladie d’Alzheimer. Des études supplémentaires sont nécessaires pour affiner les protocoles et optimiser l’expérience utilisateur, en particulier pour les personnes présentant des troubles cognitifs plus importants. L’objectif est de rendre ces évaluations accessibles au plus grand nombre et d’améliorer la prise en charge des patients atteints de démence.

Chiffres clés

Indicateur Valeur
Nombre de participants 463
Âge moyen des participants 75,1 ans
Pourcentage de femmes 52,5 %
Pourcentage de participants ayant jugé le test facile 90,0 %
Pourcentage de participants acceptant de refaire le test 75,5 %

Sources

Étude « VCog » sur la validité, la faisabilité et l’acceptabilité des tests cognitifs vidéo.

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