Home MondeExcitation au Kremlin à la perspective d’une rencontre Trump-Poutine

Excitation au Kremlin à la perspective d’une rencontre Trump-Poutine

by Clara Dubois

Publié le 17 octobre 2024 12:37:00. L’annonce d’une possible rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine, facilitée par une approche diplomatique perçue comme favorable à la Russie, suscite des réactions contrastées et une couverture médiatique orientée au sein des médias russes.

  • Un sommet entre les présidents américain et russe pourrait se tenir en Hongrie dans les prochains jours.
  • Les médias russes présentent Donald Trump comme un allié potentiel, contrastant avec une Europe qu’ils qualifient de “belliciste”.
  • La couverture médiatique russe met en avant les divisions au sein de l’Union européenne concernant le conflit en Ukraine.

L’annonce d’éventuelles négociations directes entre Donald Trump et Vladimir Poutine a été accueillie avec enthousiasme par les médias d’État russes. La chaîne Channel One a ouvert son journal télévisé de midi en soulignant que Donald Trump avait “écouté” Vladimir Poutine, un signal interprété comme un mauvais présage pour les partisans d’une ligne dure vis-à-vis de Moscou.

Selon Iouri Ouchakov, conseiller de Vladimir Poutine, les préparatifs d’un sommet en Hongrie “commenceront dans les prochains jours”. Cette perspective intervient alors que les efforts de paix sont au point mort depuis une réunion en Alaska il y a deux mois. L’initiative semble découler d’une menace formulée par M. Trump de fournir des missiles Tomahawk à l’Ukraine, ce qui pourrait avoir incité M. Poutine à accepter de nouvelles discussions.

Dans la presse pro-Kremlin, Donald Trump est dépeint comme un interlocuteur plus conciliant que les dirigeants européens. Un commentateur de l’émission “Time Will Tell” sur Channel One a affirmé :

« Nous sommes tous ici d’accord sur le fait que la Russie va gagner dans ce conflit. »

Les médias russes critiquent ouvertement le soutien militaire de l’Europe à l’Ukraine, qualifiant le Royaume-Uni et l’Allemagne de “locomotives de la guerre” et leurs alliés de “coalition des perdants”, en opposition à une prétendue “coalition des volontaires” pour la paix. Emmanuel Macron est présenté comme hésitant dans son soutien à Kiev, tandis que les dirigeants de la Slovaquie et de la Hongrie sont loués.

Un article publié vendredi dans le journal Komsomolskaïa Pravda, intitulé “L’Europe est repartie les mains vides”, se réjouit de ce nouveau cycle de négociations entre les États-Unis et la Russie, suggérant que les alliés européens de l’Ukraine sont mis à l’écart. La division au sein de l’Union européenne concernant la guerre en Ukraine est un thème récurrent dans les médias russes.

Kirill Dmitriev, principal négociateur du Kremlin avec les États-Unis, a qualifié Budapest de “lieu idéal” pour le sommet, soulignant que “la Hongrie a toujours été la voix de la sagesse et du maintien de la paix en Europe”. Une affirmation qui soulève des questions quant à la définition de la “paix” par le Kremlin, après l’annexion d’un cinquième du territoire ukrainien.

Pour en savoir plus sur la situation en Ukraine : Actualités sur l’Ukraine sur RTÉ

capture d'écran du programme russe Le temps nous le dira

capture d'écran d'un programme d'information russe

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