Les cryptomonnaies sont au plus bas depuis sept mois, un signal d’alerte potentiel pour l’économie mondiale, tandis que le marché immobilier américain reste englué et attend un éventuel revirement de la politique monétaire. L’attente d’un changement à la tête de la Réserve fédérale américaine et la performance attendue de Nvidia alimentent également les discussions des investisseurs.
Le repli des cryptomonnaies pourrait être un indicateur précoce d’une déflation globale, selon certains analystes. Malgré cette baisse, l’attrait de l’or reste fort, suggérant que les investisseurs pourraient se tourner vers des valeurs refuges traditionnelles.
Aux États-Unis, le secteur immobilier continue de montrer des signes de faiblesse. Home Depot a annoncé des résultats trimestriels décevants, le quatrième trimestre consécutif où l’entreprise n’a pas atteint les prévisions des analystes. « Il est raisonnable de conclure que le marché immobilier reste déprimé », estiment les observateurs, et ne pourra se redresser qu’avec une nouvelle baisse des taux d’intérêt directeurs de la Fed.
L’avenir de la Fed est également au centre des préoccupations. L’arrivée prochaine d’un nouveau président, désigné par Donald Trump avant la fin de l’année, pourrait marquer un tournant. Un successeur plus favorable aux entreprises serait perçu positivement par les marchés boursiers et obligataires.
Cette semaine, tous les regards seront tournés vers la publication des résultats trimestriels de Nvidia. Les prévisions seront scrutées à la loupe, notamment concernant l’impact potentiel des retards de construction et de la hausse des coûts de l’électricité sur le boom des centres de données. Cependant, les États-Unis disposent d’un avantage considérable en matière d’énergie grâce à leurs importantes réserves de gaz naturel, permettant de produire de l’électricité à moindre coût via des turbines à gaz. L’industrie aéronautique offre également des solutions avec des turbines plus petites, facilement disponibles, en complément des turbines de grande taille déjà commandées par Siemens et General Electric pour les cinq prochaines années.
À l’échelle mondiale, les États-Unis se présentent comme une zone de stabilité économique, contrastant avec les difficultés rencontrées par d’autres grandes économies. La Chine est confrontée à une déflation persistante, tandis que le Japon prévoit une croissance de 1,8 % au troisième trimestre. Le Royaume-Uni, après avoir vu ses résidents les plus fortunés quitter le pays, est contraint d’augmenter ses impôts pour assainir ses finances publiques. La France, quant à elle, est paralysée par l’incapacité de son Parlement à adopter un budget en raison des blocages sur la réforme des retraites. L’Allemagne, enfin, semble affaiblir son industrie en réduisant sa dépendance aux turbines à gaz, au nom de la transition énergétique.
La capitalisation boursière de Nvidia, désormais supérieure à la somme des marchés boursiers britannique, français, allemand et italien, témoigne de la domination économique américaine. Les monopoles légaux américains continuent de s’étendre à l’international, et l’administration Trump semble encourager cette dynamique.