Dans une interview exclusive au New York Times, Donald Trump a réaffirmé des positions controversées sur la scène internationale et intérieure, semant le doute sur l’avenir de certains engagements américains et suscitant des interrogations sur sa vision du pouvoir.
L’ancien président a notamment affirmé que les États-Unis resteraient impliqués au Venezuela « pendant bien plus d’un an », tout en minimisant l’importance du droit international. Il a également remis en question l’utilité du traité New START sur les armes nucléaires avec la Russie et a déprécié l’OTAN, la jugeant « sans valeur sans les États-Unis ». Plusieurs affirmations de Donald Trump, concernant l’Obamacare, Paul Manafort et l’ingérence russe dans les élections de 2016, ont été contredites par les faits.
Le Venezuela : une intervention prolongée ?
Donald Trump a déclaré que les États-Unis « dirigeraient » le Venezuela pendant une période prolongée, malgré les critiques internationales concernant une possible violation du droit international. Il a rejeté ces accusations, affirmant que la seule limite à son pouvoir réside dans « sa propre morale et son propre esprit ». Il a également évoqué une collaboration avec la présidente par intérim Delcy Rodríguez, promettant de restituer au Venezuela le pétrole exploité par les États-Unis en échange d’une aide financière.
Désarmement nucléaire : la fin du traité New START ?
L’ancien président a indiqué qu’il laisserait expirer le traité New START, qui limite le nombre d’ogives nucléaires stratégiques à 1 550 et les vecteurs à 700. Il n’a pas donné suite à l’offre de son homologue russe, Vladimir Poutine, de prolonger le traité. Trump estime qu’un nouvel accord devra inclure la Chine, dont l’arsenal nucléaire est en pleine expansion.
OTAN et Groenland : des priorités incertaines
Interrogé sur ses priorités géopolitiques, Donald Trump a laissé planer le doute sur l’importance relative du Groenland et de l’OTAN. Il a évoqué la possibilité d’acquérir le Groenland, même par la force si nécessaire, au nom de la sécurité nationale. Il a qualifié l’OTAN de « sans valeur sans les États-Unis », tout en reconnaissant la nécessité de maintenir des relations avec l’Europe, tout en exigeant que les pays européens « se ressaisissent ».
Taïwan : un avertissement implicite à Pékin
Concernant Taïwan, Donald Trump a affirmé que l’île ne serait pas attaquée tant qu’il serait au pouvoir. Il a jugé que la situation au Venezuela n’est pas comparable à celle de Taïwan, qu’il ne considère pas comme une « menace réelle ». Il a cependant averti qu’il serait « très mécontent » si la Chine modifiait le statu quo.
Fausses déclarations : un examen des faits
L’interview a également mis en lumière plusieurs affirmations inexactes de Donald Trump. Il a notamment déformé les propos de l’ancienne sénatrice californienne Dianne Feinstein concernant l’ingérence russe dans l’élection présidentielle de 2016, affirmant qu’elle avait déclaré qu’il n’y avait pas de collusion. Il a également minimisé l’importance de l’affaire russe, la qualifiant de « canular démocrate ». De plus, il a affirmé avoir « sauvé » l’industrie charbonnière, une affirmation contredite par les chiffres officiels, et a prétendu avoir « essentiellement aboli » l’Obamacare, alors qu’il a seulement supprimé l’obligation d’assurance.
Un style de leadership particulier
L’interview a également révélé le style de communication de Donald Trump, qui a qualifié ses conseillers et employés de « enfants », y compris son vice-président et le secrétaire d’État. Il a également donné à l’une de ses collaboratrices le surnom d’« IA » (Intelligence Artificielle) en raison de ses compétences en matière de recherche et d’analyse.
Sur le même sujet
- La Russie a abattu un drone portugais au-dessus de la mer Noire
- Thaïlande : Un Enfant de 8 Ans Tué par une Méduse Venimeuse à Phuket
- « Il y a eu une perte momentanée de distance de sécurité» : un hélicoptère transportant Donald Trump se retrouve trop proche d’un avion de ligne au décollage (lederniereheure.com)