Home SantéFinancement mondial de la santé dans le cadre du projet de loi et de la déclaration explicative de la conférence sur la sécurité nationale, le Département d’État et les programmes connexes (NSRP) pour l’exercice 2026

Financement mondial de la santé dans le cadre du projet de loi et de la déclaration explicative de la conférence sur la sécurité nationale, le Département d’État et les programmes connexes (NSRP) pour l’exercice 2026

by Sophie Martin

Le financement américain alloué à la santé mondiale connaîtra une baisse notable en 2026, selon les détails du budget de sécurité nationale publiés le 11 janvier. Cette réduction, de l’ordre de 615 millions de dollars (environ 567 millions d’euros), affectera plusieurs programmes clés, tout en maintenant un soutien stable à d’autres domaines essentiels.

Le budget, qui s’élève à 9,4 milliards de dollars (environ 8,6 milliards d’euros) pour les Programmes de santé mondiale (GHP) du Département d’État, représente une diminution de 6 % par rapport aux 10 milliards de dollars (environ 9,2 milliards d’euros) alloués l’année précédente. Les coupes budgétaires les plus importantes concernent le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, qui subit une réduction de 400 millions de dollars (environ 370 millions d’euros), soit 24 % de son financement. Cette somme représente la première tranche de l’engagement américain de 4,6 milliards de dollars (environ 4,2 milliards d’euros) pour la huitième reconstitution du Fonds. Le financement bilatéral pour le VIH, la tuberculose et les maladies tropicales négligées (MTN) ainsi que les programmes pour les enfants vulnérables sont également touchés.

Cependant, certains programmes conserveront leur niveau de financement actuel. La lutte contre le paludisme, la santé maternelle et infantile (SMI), la nutrition, ainsi que la planification familiale et la santé reproductive (PF/SR) bénéficieront d’un financement stable.

Le projet de loi inclut également des mesures qui encadrent l’utilisation des fonds. Contrairement aux années précédentes, le texte précise que le financement « doit être mis à disposition à un niveau au moins égal aux montants spécifiquement désignés dans les tableaux respectifs inclus dans l’exposé des motifs », obligeant ainsi l’administration à respecter les allocations prévues pour chaque domaine. Il interdit également tout écart par rapport aux montants globaux définis dans le budget et son explication.

Par ailleurs, la disponibilité des fonds est revue à la baisse : la plupart des programmes bénéficieront d’un financement sur une période d’un an, contre deux ans auparavant. Seul le programme PEPFAR (bilatéral VIH et contribution au Fonds mondial) conservera un financement pluriannuel, sur cinq ans.

Le projet de loi impose également des obligations de reporting et de transparence. L’administration devra fournir des mises à jour régulières sur divers aspects de la santé mondiale, notamment la stratégie de transition du PEPFAR, les accords bilatéraux en matière de santé, l’engagement multilatéral, le développement d’un fonds d’innovation et l’état des fonds disponibles (répartition, allocations, engagements et décaissements). Une coordination avec les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) est également exigée, ainsi que le soutien à l’Initiative de prévention, de traitement et de réponse, axée sur la recherche et le développement de vaccins et d’autres technologies de prévention.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.