Une cruauté insoupçonnée se cache derrière la production de viande porcine : des milliers de juments sont exploitées et maltraitées dans des élevages spécialisés pour l’extraction d’une hormone utilisée pour optimiser la reproduction des truies.
Ces « fermes de sang », dont l’existence est rarement médiatisée, maintiennent les juments dans un état de souffrance chronique. Jusqu’à 10 litres de sang leur sont prélevés chaque semaine, les laissant anémiques et épuisées. L’hormone recherchée, l’eCG (également connue sous le nom de PMSG), n’est produite en quantité suffisante que pendant la gestation. Par conséquent, les animaux sont inséminés à plusieurs reprises, et les poulains sont souvent avortés de manière brutale, sans anesthésie, afin de maintenir un cycle de production continu et maximiser les profits.
Lorsque leur capacité à produire de l’hormone diminue, les juments sont destinées à l’abattoir, concluant un cycle de vie marqué par la douleur et l’exploitation. Cette pratique est motivée par les impératifs de rentabilité de l’élevage porcin industriel. L’eCG est utilisée pour synchroniser les cycles de reproduction des truies, permettant une production de viande plus rapide et plus « calibrée ».
Des associations de défense des animaux dénoncent cette pratique comme intrinsèquement cruelle et éthiquement inacceptable. Elles soulignent qu’elle est non seulement source de souffrance animale, mais également inutile, des alternatives existant pour optimiser la reproduction porcine. L’utilisation de cette hormone est perçue comme un échec systémique, où les animaux sont réduits à de simples outils de production.
Une interdiction immédiate de la production, de l’importation et de l’utilisation de l’hormone eCG est réclamée. L’objectif est de mettre fin à ce commerce du sang et de reconnaître aux animaux le statut d’êtres sensibles, et non de simples marchandises.
