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FTSE 100, Stoxx 600, budget France, aide Ukraine

by Clara Dubois

Les marchés européens ont terminé la semaine sur une note positive, atteignant de nouveaux sommets malgré une journée riche en décisions de banques centrales et des inquiétudes persistantes concernant la conjoncture économique mondiale. L’optimisme des investisseurs a été tempéré par des performances contrastées de certains géants du secteur du sport et par les tensions budgétaires en France.

L’indice paneuropéen Stoxx 600 a clôturé en hausse de 0,3 % à 15h13 (heure de Londres), après avoir franchi un record à 587,11 points. Si la plupart des principales bourses européennes ont progressé, les secteurs ont affiché des résultats mitigés. À l’inverse, les valeurs du sport ont souffert : Puma a perdu 2,2 % et Adidas 0,3 %, pénalisées par les craintes liées à la performance de leur concurrent américain, Nike.

Nike a certes dépassé les attentes de Wall Street avec ses résultats du deuxième trimestre, mais les investisseurs se sont inquiétés de la faiblesse du marché chinois et de l’impact continu des droits de douane imposés par l’administration Trump. L’action Nike a chuté de 10 % dans les échanges après la clôture et accuse une baisse de 20 % par rapport à son plus haut niveau de février. Puma a figuré parmi les valeurs les moins performantes du Stoxx 600.

Dans un contexte plus favorable, le constructeur italien de voitures de luxe Ferrari a gagné 2,2 % après l’annonce par Fred Vasseur, son directeur de l’équipe de Formule 1, du lancement de sa campagne F1 2026 le 23 janvier.

Les investisseurs ont digéré une série de décisions de politique monétaire. La Banque d’Angleterre a réduit ses taux directeurs de 25 points de base, tandis que la Banque centrale européenne (BCE), la Norges Bank et la Riksbank ont maintenu les leurs inchangés. La BCE a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour la zone euro, anticipant désormais une expansion pouvant atteindre 1,4 % en 2025 et 1,2 % en 2026.

Par ailleurs, l’attention se porte sur la France, où les négociations budgétaires pour 2026 s’annoncent délicates. Un comité mixte de parlementaires examine ce vendredi les termes d’un plan de dépenses, mais les divergences idéologiques pourraient compliquer la recherche d’un consensus. Un échec à trouver un accord obligerait le Premier ministre Sébastien Lecornu à recourir à des mesures d’urgence pour permettre la poursuite des dépenses et des emprunts jusqu’à l’adoption d’un budget définitif. Le mois dernier, Lecornu avait averti que l’absence d’un budget avant le début de l’année constituait un « danger qui pèse sur la France », selon des médias locaux.

Au niveau européen, les États membres ont approuvé un plan d’aide de 90 milliards d’euros (105,5 milliards de dollars) pour l’Ukraine, sans recourir aux avoirs russes gelés pour financer des prêts à Kyiv.

Les données économiques du jour incluent le dernier indice de confiance des consommateurs allemand de GfK, les chiffres des ventes au détail au Royaume-Uni et un indice de confiance des entreprises italiennes. De l’autre côté de l’Atlantique, les investisseurs surveilleront les ventes de logements existants et les données finales sur la confiance des consommateurs du Michigan pour décembre. Wall Street a progressé, portée par Oracle, et le secteur de l’intelligence artificielle semble se stabiliser après une période de volatilité.

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