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Gabriel Attal plaide pour une « grande primaire des démocrates»

Gabriel Attal a plaidé mercredi 28 octobre 2026 pour une « grande primaire des démocrates » en vue de l'élection présidentielle.

Gabriel Attal plaide pour une « grande primaire des démocrates»

Gabriel Attal a plaidé mercredi 28 octobre 2026 pour une « grande primaire des démocrates » en vue de l’élection présidentielle. L’ancien Premier ministre cherche à éviter un second tour entre La France insoumise et le Rassemblement national, un duel dont la France « ne se relèverait pas », selon ses déclarations sur TF1.

À moins de six mois du scrutin présidentiel prévu les 18 avril et 2 mai 2027, la campagne du camp présidentiel cherche un nouveau souffle. Invité du journal de 20 heures de TF1, l’ancien Premier ministre et candidat de Renaissance a officialisé une proposition qui circulait ces dernières semaines. Il souhaite rassembler l’ensemble des forces modérées et de droite républicaine pour départager les prétendants d’ici la fin du mois de janvier.

Gabriel Attal sur TF1 | Pour la France, une primaire

Les conditions de Gabriel Attal pour rassembler le bloc central

Pour bâtir cette candidature unique, le chef de file des députés Renaissance pose des balises strictes. Le périmètre de cette compétition exclut d’emblée toute compromission avec les extrêmes.

Le député des Hauts-de-Seine a précisé que les participants devaient partager un socle commun excluant toute alliance avec l’extrême gauche ou l’extrême droite, tant au niveau national qu’européen. Parmi les thèmes fédérateurs, il a cité l’autorité, la laïcité, la lutte contre les discriminations, l’Europe, la compétitivité économique ainsi que le progrès social et écologique.

Face au RN et à LFI, Gabriel Attal souhaite un «rassemblement autour d'une grande primaire»
Photo : Le Figaro

Il est temps d’être tous responsables et d’organiser le rassemblement auquel des millions de Français aspirent à travers une grande primaire qui devrait être une primaire qui redonne de l’espoir à tant de Français qui aujourd’hui doutent et ne croient plus qu’il soit possible d’empêcher un deuxième tour dont notre pays ne se relèverait pas entre la France insoumise et le Rassemblement national.

Gabriel Attal, candidat Renaissance à l’élection présidentielle

Sur le plan méthodologique, le candidat s’inspire des propositions formulées par d’autres acteurs du centre. Il reprend la « charte des valeurs » défendue par le président de la région Normandie Hervé Morin, le calendrier d’un vote d’ici fin janvier préconisé par François Bayrou, ainsi qu’une participation symbolique fixée à 1 ou 2 euros.

Le refus net d’Édouard Philippe et la fin de non-recevoir de Bruno Retailleau

La proposition se heurte toutefois à des résistances immédiates au sein même de l’espace politique qu’elle entend fédérer. Édouard Philippe, maire du Havre et candidat déclaré d’Horizons depuis 2024, rejette l’exercice. Il estime que les primaires produisent davantage de rancœurs que d’unité et que leurs promoteurs ne s’accordent ni sur le périmètre ni sur les règles.

Gabriel Attal announces call for a "grand primary of democrats" on TF1's 8 PM news

Face à cette fin de non-recevoir, Gabriel Attal a adressé une mise en garde appuyée à l’ancien Premier ministre :

Je suis convaincu que ceux qui feront le choix de rester à l’écart de ce moment de rassemblement (…) porteront quelque part la responsabilité de la division.

Gabriel Attal, candidat Renaissance

Du côté des Républicains, la réaction s’est avérée plus abrupte encore. L’entourage de Bruno Retailleau, candidat LR à la présidentielle, a qualifié la démarche de « fantaisiste et ridicule », jugeant aberrant d’imaginer le dirigeant LR et Raphaël Glucksmann participer à un même scrutin.

Gabriel Attal plaide pour une « grande primaire des démocrates»
Photo : france24.com

Les dynamiques de sondages derrière cet appel solennel

Cet appel à l’union intervient dans un contexte de reflux pour les forces centristes dans les enquêtes d’opinion. L’entourage de Gabriel Attal reconnaît que l’initiative a été décidée face à l’effondrement du bloc central dans les sondages et après des remontées de terrain insistant sur l’impératif d’union.

Les derniers baromètres Ifop-Fiducial placent Édouard Philippe à 15 % des intentions de vote, en recul de six points par rapport à septembre, tandis que Gabriel Attal s’établit à 13 %, en baisse de deux points. Bruno Retailleau est invité à clarifier sa position, tandis que les enquêtes continuent de dessiner un second tour opposant Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

Il est temps d’organiser une grande primaire.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.