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Beatrice Keul accuse Donald Trump of rape

Onze témoignages de femmes sont compilés dans un document de 53 pages mis en ligne le 26 octobre 2026 par des parlementaires démocrates membres de la commission judiciaire de la…

Beatrice Keul accuse Donald Trump of rape

Onze témoignages de femmes sont compilés dans un document de 53 pages mis en ligne le 26 octobre 2026 par des parlementaires démocrates membres de la commission judiciaire de la Chambre des représentants américaine.

L’affaire, qui refait surface à l’approche des élections de mi-mandat aux États-Unis, s’inscrit dans un document d’enquête consacré aux liens entre Donald Trump et le financier Jeffrey Epstein. Le rapport détaille les récits de onze femmes au total, dont cinq accusent directement le président américain de viol ou d’agression sexuelle. La publication de ce texte relance les interrogations sur les relations qu’entretenait le chef de l’État avec le réseau d’Epstein dans les années 1990.

Les accusations de l’ancienne mannequin suisse Beatrice Keul

Âgée aujourd’hui de 55 ans, l’ancienne mannequin Beatrice Keul était première dauphine de Miss Suisse en 1992 lorsqu’elle a été invitée à participer au concours de beauté « Donald J. Trump American Dream Pageant » à New York et Atlantic City en novembre 1993. Lors d’un déjeuner de presse au Plaza Hotel, elle affirme avoir été approchée par Donald Trump, qui lui aurait promis de l’aider à obtenir un visa américain et son admission à l’université de New York. Jeffrey Epstein, décédé en prison en 2019, est mort il y a sept ans, mais les démocrates se servent de son ancienne amitié avec Donald Trump pour attaquer les alliés républicains du président. Les événements survenus en novembre 1993 ont par ailleurs fait l’objet d’un long développement par la femme d’âge mûr au fil d’un podcast récent de la SRF baptisé « Le réseau d’Epstein et ses ramifications en Suisse ».

Selon son témoignage recueilli par les collaborateurs de la commission parlementaire, elle s’est ensuite rendue dans une suite de l’hôtel après y avoir été conviée. Sitôt arrivée, elle aurait subi une agression sexuelle de la part de Trump qui l’a attrapée par le dos pour la violer, provoquant le déchirement de sa tenue ainsi que l’apparition de contusions et d’hémorragies sur diverses zones corporelles. Interrogée sur les raisons de sa prise de parole publique sous une qualification plus grave qu’en 2024, elle a expliqué que certains médias avaient auparavant encouragé une formulation plus prudente par peur de poursuites judiciaires de l’entourage du milliardaire.

J’étais sous le choc. J’ai crié, je me suis débattue, j’ai prié pour m’en sortir vivant.

Béatrice Keul, via BFMTV

Le contenu du rapport de la commission judiciaire

Le document parlementaire examine également les récits d’autres femmes. Stacey Williams, ancienne mannequin de Sports Illustrated, affirme que Donald Trump l’a caressée dans son bureau de la Trump Tower en présence de Jeffrey Epstein. Jill Harth, qui avait déposé une plainte civile en 1997, accuse le président d’agression sexuelle et mentionne un autre cas concernant la mannequin Lauren Petrella. Le document cite notamment des carnets de bord prouvant les multiples déplacements du politicien à bord de l’appareil aérien du richissime homme d’affaires, tout en rapportant un entretien de 2025 durant lequel Todd Blanche, alors vice-ministre de la Justice, aurait coupé la parole à Ghislaine Maxwell au moment où elle s’apprêtait à aborder certaines mises en cause. Le document relève par ailleurs des similitudes entre les déclarations de Beatrice Keul et celles d’E. Jean Carroll, qui affirme avoir été agressée sexuellement par Donald Trump en 1995 ou 1996.

Les auteurs du rapport estiment que le concours de beauté organisé par Donald Trump a servi de terrain de chasse pour s’en prendre à des jeunes femmes et des filles vulnérables. Face à ces éléments, les élus démocrates demandent la nomination d’un procureur spécial pour faire toute la lumière sur ces dossiers.

L ancienne mannequin suisse beatrice keul accuse donald trump de l avoir violee
Photo : BFM

La réponse de la Maison-Blanche et la réaction en Suisse

La Maison-Blanche a rejeté l’ensemble des allégations formulées dans le rapport. Dans une déclaration aux médias américains, la porte-parole Lauren Bis a qualifié la publication d’offensive politique à l’approche du scrutin. Affirmant que Donald Trump avait été totalement disculpé concernant l’affaire Epstein, elle a dénoncé une tentative désespérée de Démocrates déjantés pour détourner l’attention des Américains de l’élan grandissant des Républicains.

En Suisse, les Femmes socialistes ont réagi en demandant aux parquets helvétiques et à la Confédération d’offrir protection et soutien à Beatrice Keul ainsi qu’à toute autre personne concernée ayant un lien avec le pays, afin d’examiner d’éventuelles ramifications locales du réseau.

'Dress Torn, Bleeding' Trump Raped Ex-Miss Switzerland, Beatrice Keul Claims 1993 Assault | Watch

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.