Lando Norris et McLaren ont dominé la deuxième séance d’essais libres du Grand Prix de Barcelone ce vendredi 12 juin 2026. Le pilote britannique a signé le meilleur temps de 1’15″426, devançant de très peu George Russell et Oscar Piastri lors d’une session marquée par des enjeux techniques et réglementaires majeurs sur le Circuit de Barcelona-Catalunya.
Cette deuxième séance, souvent considérée comme la plus cruciale du vendredi pour les simulations de course et la gestion de l’usure des pneumatiques, s’est déroulée sous des conditions thermiques exigeantes. La température de l’asphalte a été mesurée à 48°C, un facteur déterminant pour la gestion de la dégradation des gommes sur ce tracé technique et exigeant.
McLaren en tête malgré une erreur d’appui sur Norris
Lando Norris a dicté le rythme sur l’asphalte catalan. Si la performance de la McLaren, arborant une livrée spéciale pour célébrer ses 1000 Grands Prix, a impressionné par sa vitesse pure, la fin de séance a révélé une faille technique qui aurait pu compromettre ses réglages pour la qualification. L’écurie a dû composer avec une erreur de réglage dans le garage, l’appui sur l’aileron avant de Norris n’ayant pas été réduit comme prévu pour ce relais spécifique.


Cet écart de configuration aérodynamique est critique à Barcelone, un circuit où l’équilibre entre la vitesse de pointe en ligne droite et la stabilité dans les secteurs rapides est primordial. L’erreur de réglage de l’appui modifie le centre de pression de la voiture, affectant directement le comportement du train avant.
« On pense que si c’est très mauvais, il faut rentrer au stand pour l’aileron avant », a précisé l’ingénieur Will Joseph, via Motorsport.com-FR.
Malgré cette incertitude technique, McLaren a montré une force de frappe indéniable, confirmant son statut de candidat au titre. Oscar Piastri a également validé la compétitivité de la monoplace en se tenant à seulement 0″048 de George Russell.
| Pilote | Équipe | Temps |
|---|---|---|
| Lando Norris | McLaren | 1’15″426 |
| George Russell | Mercedes | 1’15″435 |
| Oscar Piastri | McLaren | 1’15″483 |
Mercedes et Ferrari maintiennent une pression constante
George Russell a prouvé que Mercedes reste un prétendant sérieux au podium et à la victoire. La session n’a pas été linéaire pour le pilote britannique : après avoir subi une perte de grip soudaine au virage 3, perturbant sa trajectoire et son rythme, il a réussi à remonter au deuxième rang grâce à une gestion efficace de ses pneus en fin de séance.
De son côté, Charles Leclerc a complété le groupe de tête, signant le quatrième meilleur temps de la séance pour Ferrari. Cette performance place la Scuderia dans une position de chasseur immédiat pour les sessions qualificatives de samedi.
La concurrence s’est jouée à des fractions de seconde extrêmement réduites. Alors que George Russell s’est montré très performant lors des premières phases, l’écart entre le trio de tête et le reste du peloton reste serré. Max Verstappen, malgré une séance en dents de scie, termine sixième, signalant que Red Bull reste dans la course pour les positions de pointe.
Panne moteur pour Lawson et instabilité pour Antonelli
La séance a été ponctuée de moments de frustration pour certains pilotes, illustrant l’aspect imprévisible des essais libres. Liam Lawson, pilotant une Racing Bulls aux couleurs spéciales, a vu sa session écourtée de manière prématurée par un incident mécanique majeur survenu dès la sortie des stands, empêchant toute série de tours chronométrés significatifs.

« Le moteur est mort », a lâché Liam Lawson, via news.google.com.
Le leader du championnat, Kimi Antonelli, a également connu une séance difficile. N’ayant pas roulé durant la matinée, le pilote Mercedes a peiné à trouver ses marques et à établir une liaison de confiance avec sa machine. Il s’est plaint d’une pédale de frein trop longue, un problème de sensation qui l’a contraint à manquer ses points de freinage, notamment au virage 10. Il termine la séance à la cinquième place, avec plus d’une demi-seconde de retard sur les leaders, un écart qui devra être réduit avant la qualification.
La controverse juridique de la FIA sur les sanctions de Monaco
Au-delà de la piste, l’ambiance est électrique en raison des décisions de la FIA concernant le Grand Prix de Monaco. L’annulation de la pénalité de Pierre Gasly, suite à un appel d’Alpine, a suscité de vives réactions au sein de la paddock. Le pilote français s’est dit ému par ce verdict qu’il considère comme la réparation d’une injustice.
Cette décision administrative crée un précédent juridique qui inquiète les autres écuries concernant l’application uniforme du règlement sportif. Red Bull et McLaren ont déjà manifesté leur intention de faire appel du retrait de certaines sanctions appliquées récemment, tandis que Mercedes, par la voix de Toto Wolff, envisage des recours juridiques pour George Russell, qui avait été pénalisé pour des motifs jugés similaires par l’écurie allemande.
Enfin, l’attention se porte sur Fernando Alonso. L’Espagnol, qui a terminé 21e lors de cette séance, est actuellement sous enquête par les commissaires pour avoir franchi la ligne blanche à la sortie de la voie des stands. Selon le règlement, le respect de cette ligne est impératif pour garantir la sécurité des pilotes sortant des stands et éviter tout avantage injustifié.
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