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Grippe A H3N2 : les spécialistes insistent sur la vaccination et alertent sur les doses manquantes

Publié le 2024-02-29 10:30:00. Face à la circulation du virus de la grippe A H3N2, les autorités sanitaires argentines insistent sur l'importance de la vaccination, tout en soulignant des difficultés d'approvisionnement et recommandant le port du masque pour…

Grippe A H3N2 : les spécialistes insistent sur la vaccination et alertent sur les doses manquantes

Publié le 2024-02-29 10:30:00. Face à la circulation du virus de la grippe A H3N2, les autorités sanitaires argentines insistent sur l’importance de la vaccination, tout en soulignant des difficultés d’approvisionnement et recommandant le port du masque pour les personnes vulnérables.

  • La vaccination reste la mesure préventive la plus efficace contre la grippe A H3N2.
  • Des problèmes de stock de vaccins, y compris ceux du calendrier national de vaccination, sont signalés.
  • Le port du masque est recommandé pour les personnes à risque, bien qu’il ne soit pas généralisé.

Les spécialistes de la santé argentine tirent la sonnette d’alarme face à la propagation du virus de la grippe A H3N2, alors que le gouvernement national a diffusé des recommandations préventives. Malgré les mesures de prévention, la vaccination demeure l’outil le plus efficace pour limiter la propagation du virus, selon les experts.

L’infectiologue Daniel Stecher a mis en évidence la nécessité d’une surveillance continue grâce aux Unités de Surveillance Ambulatoire, qui permettent de caractériser les virus respiratoires en circulation dans le pays. Il anticipe une possible augmentation du nombre de cas, et une saison grippale plus précoce qu’à l’accoutumée, à l’image de ce qui se constate actuellement dans l’hémisphère nord.

« Il est probable qu’une augmentation du nombre de cas se reproduise, au-delà de ce qui est habituel, ainsi qu’une saison grippale plus précoce, comme on l’observe dans l’hémisphère nord. »

Daniel Stecher, infectiologue

En matière de mesures préventives, Stecher rappelle les gestes barrières habituels : hygiène des mains, respect des règles d’étiquette respiratoire (se couvrir la bouche en toussant), et évitement des rassemblements. Concernant le port du masque, il précise qu’il est « recommandé pour certaines personnes présentant des facteurs de risque », mais qu’il n’est pas pour l’instant considéré comme une obligation générale.

Eduardo Arellano, spécialiste des urgences, confirme la nécessité de renforcer la prévention, mais s’inquiète particulièrement de la situation des stocks de vaccins. « Le Ministère de la Santé de la Nation a de sérieux problèmes avec le stock de vaccins, même ceux du calendrier national, où l’on constate une baisse de la couverture d’environ 50 %. Cela affecte également les vaccins contre la grippe, qui, n’ayant pas une bonne disponibilité, doivent être achetés à l’étranger », explique-t-il.

Stecher souligne que « le vaccin à appliquer est celui qui est disponible dans le pays et doit être administré une fois par an ». Arellano insiste quant à lui sur la priorité à accorder à « l’achat de vaccins et une information claire à la population sur les signes, symptômes et alertes liés à la circulation de ce virus ».

Selon Arellano, la situation pourrait s’aggraver « surtout si l’on ne lance pas une campagne de vaccination de masse, en principe destinée aux groupes vulnérables, comme les bébés, les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes souffrant de maladies chroniques », avant d’envisager une couverture plus large de la population.

« La meilleure prévention, c’est la vaccination, et elle est particulièrement importante chez les personnes présentant un risque plus élevé d’hospitalisation ou de décès dû à la grippe, notamment les enfants de 2 à 24 mois, les personnes de plus de 65 ans, les femmes enceintes et les personnes entre 2 et 64 ans souffrant de maladies cardiaques ou respiratoires chroniques, d’immunosuppression ou d’obésité. »

Daniel Stecher, infectiologue

Arellano confirme que « la détection de cas implique que le virus circule déjà dans le pays », tout en appelant au calme : « Il n’y a pas lieu de s’alarmer, mais nous devons être prudents, notamment en renforçant les mesures préventives ». Il recommande le port du masque, même s’il n’est pas obligatoire, pour une meilleure hygiène respiratoire, en particulier en cas de symptômes (rhume, toux, fièvre) ou lors de visites dans des centres de santé, et en présence de personnes immunodéprimées ou à risque. Le lavage régulier des mains, notamment après être rentré de l’extérieur, est également essentiel.

Arellano conclut en soulignant que la lutte contre cette épidémie est une responsabilité collective : « En tant que pays, nous avons besoin d’une couverture vaccinale nationale adéquate, d’une campagne d’information claire auprès de la population et d’une promotion soutenue de mesures préventives, telles que la ventilation croisée. »

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.