Home MondeGuerre en Ukraine. FT : La « Coalition des volontaires » s’est mise d’accord sur des garanties de sécurité pour l’Ukraine, mais de sérieuses questions demeurent

Guerre en Ukraine. FT : La « Coalition des volontaires » s’est mise d’accord sur des garanties de sécurité pour l’Ukraine, mais de sérieuses questions demeurent

by Clara Dubois

Publié le 7 janvier 2026 à 04h33. Des câbles sous-marins essentiels aux communications européennes sont régulièrement endommagés en mer Baltique, soulevant des inquiétudes quant à des actes de sabotage et l’efficacité des mesures de protection mises en place par l’OTAN.

  • Des câbles de communication reliant la Finlande à l’Estonie ont été endommagés à plusieurs reprises ces derniers mois.
  • Les autorités finlandaises ont intercepté un cargo russe suspecté d’être impliqué dans ces incidents, mais les contraintes juridiques internationales compliquent les poursuites.
  • Malgré le déploiement de patrouilles de l’OTAN, les dommages se poursuivent, remettant en question la capacité à dissuader les actes de sabotage.

Les pays de l’OTAN sont sur le qui-vive après une série d’incidents impliquant des câbles sous-marins vitaux en mer Baltique. Le dernier en date, signalé début janvier, concerne un câble optique endommagé entre Šventoja en Lituanie et Liepaja en Lettonie. Les autorités lettones enquêtent pour déterminer si cet incident est dû à des conditions météorologiques défavorables ou à un acte délibéré.

La veille du Nouvel An, l’opérateur de télécommunications finlandais Elisa avait déjà signalé des dommages à un câble de données reliant Helsinki à Tallinn. L’enquête a rapidement mis en lumière la présence d’une ancre appartenant au cargo Fitburg, qui venait de quitter un port russe. Le navire a été immobilisé et la police d’Helsinki a exprimé des soupçons de sabotage. Les douanes finlandaises ont également découvert à bord de l’acier russe soumis à des sanctions.

Un incident similaire s’était produit le jour de Noël 2024, impliquant le pétrolier Eagle S, identifié comme faisant partie de la flotte dite « fantôme » russe. Ce navire avait endommagé un autre câble de données d’Elisa ainsi qu’un câble électrique, Estlink 2, qui alimente près de 15 % de l’électricité des États baltes. Le Finlande avait initialement arrêté le navire et engagé des poursuites contre le capitaine et deux membres d’équipage.

Cependant, les poursuites se sont heurtées à un obstacle juridique majeur. La Finlande est signataire de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, qui stipule que la compétence en matière de sanctions pour des incidents en mer revient soit au pays d’immatriculation du navire, soit au pays d’origine de l’équipage. En octobre dernier, le tribunal de district d’Helsinki a rejeté la plainte, invoquant ces obligations conventionnelles. L’affaire est actuellement en appel, mais l’Eagle S et son équipage ont quitté la Finlande, rendant l’exécution d’un éventuel jugement incertaine.

Face à ces incidents, l’OTAN a annoncé en septembre le déploiement de frégates, d’avions et de drones pour patrouiller la mer Baltique et prévenir les menaces sous-marines. Cependant, selon les experts, ces patrouilles ne seront efficaces que si les auteurs de sabotage sont dissuadés par la perspective de sanctions réelles. Comme le souligne l’article du Wall Street Journal, la question est de savoir si les auteurs de ces actes s’attendent à des conséquences minimes, même lorsqu’ils sont pris en flagrant délit.

L’état d’alerte est également élevé en raison d’incursions aériennes russes. Depuis septembre, les pays du flanc oriental de l’OTAN ont enregistré plusieurs violations de leur espace aérien, notamment par trois avions de combat russes en Estonie et plus de 20 drones en Pologne.

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