Le film indien « Ek Deewane Ki Deewaniyat », porté par Harshvardhan Rane, connaît un succès inattendu après sa réédition en salles, défiant la concurrence et suscitant un débat passionné sur la représentation des femmes au cinéma.
Malgré la sortie de « Thamma », le long métrage a franchi le cap des 200 millions de roupies (environ 2,3 millions d’euros) en seulement trois jours, tout en recevant les éloges de professionnels de l’industrie. Le réalisateur Hansal Mehta a notamment exprimé son enthousiasme sur X (anciennement Twitter) : « Félicitations à @MassZaveri pour le succès retentissant d’« Ek Deewane Ki Deewaniyat » ! Que vous continuiez à charmer le public ! »
Cette appréciation a cependant déclenché une vive polémique. Un utilisateur a répondu à Mehta, l’accusant d’hypocrisie et de cautionner des films qu’il juge misogynes. « Cet homme, soi-disant sensible et intelligent, se précipite pour féliciter le scénariste-réalisateur de ces films misogynes où ‘non’ signifie ‘oui’. Il qualifie cela de succès, sans réaliser à quel point de telles productions peuvent empoisonner l’esprit des jeunes spectateurs. Bravo », a-t-il écrit.
Face à ces critiques, Hansal Mehta a défendu sa position, expliquant qu’il souhaitait simplement encourager le travail de ses confrères. Il a souligné que les films ne sont pas nécessairement responsables des comportements qu’ils dépeignent, citant en exemples des œuvres sombres comme « Satya » ou « Gangs of Wasseypur » qui n’ont pas transformé des hommes ordinaires en criminels. « Si les films peuvent empoisonner, alors ils peuvent aussi éclairer. Peut-être même enseigner un peu de civilité à vous. Peut-être même comment un collègue peut féliciter un autre pour son succès sans avoir besoin de faire preuve de vertu ou de grandiloquence », a-t-il ajouté.
« Ek Deewane Ki Deewaniyat » met en vedette Harshvardhan Rane aux côtés de Sonam Bajwa.
