L’ambiance festive est bien présente, mais la période des fêtes peut cacher des risques pour la santé. Des études récentes mettent en garde contre une augmentation du stress, des problèmes cardiaques et une plus grande propagation des virus respiratoires, nécessitant une vigilance accrue.
Le stress, en particulier, semble s’intensifier. Un récent sondage de l’APA Healthy Minds révèle que 41 % des adultes américains anticipent un stress lié aux fêtes plus important qu’en 2024 (28 %) et en 2023 (29 %). Les jeunes adultes sont particulièrement touchés, avec 49 % d’entre eux signalant un niveau de stress élevé, contre 27 % chez les plus de 65 ans. Une enquête de Sleepopolis montre que ce stress a un impact négatif sur le bien-être mental pour 37,5 % des personnes interrogées, tandis que seulement 12,6 % ressentent une amélioration.
Les pressions financières demeurent une source majeure d’inquiétude, affectant 37,4 % des adultes, bien que ce chiffre soit en baisse par rapport aux 48 % de l’année précédente. Seule une minorité (35 %) planifie et budgétise réellement ses dépenses de fêtes. Les dynamiques familiales (16,7 %) et les perturbations des routines (8,3 %) contribuent également au stress. Malgré une légère diminution de l’anxiété (36 % en 2024 contre 52 % en 2023) et de la dépression (28 % contre 41 % en 2023), une enquête de la plateforme de télémédecine Sesame révèle que 62 % des Américains se sentent modérément à extrêmement stressés pendant les vacances. Les conversations potentiellement conflictuelles lors des rassemblements familiaux préoccupent également près de 60 % des personnes interrogées.
Parallèlement, la période des fêtes est associée à une augmentation des événements cardiaques. Les crises cardiaques atteignent leur pic les jours de Noël, le lendemain et le jour de l’An, selon l’American Heart Association (AHA). La mortalité cardiaque est plus élevée pendant ces jours, avec une augmentation de 37 % des décès par crise cardiaque la veille de Noël, culminant à 22 heures. Les personnes de plus de 75 ans et celles souffrant de maladies préexistantes sont les plus vulnérables.
Plusieurs facteurs expliquent cette hausse. Le stress lié aux préparatifs, aux voyages et aux relations familiales peut augmenter la tension artérielle et la fréquence cardiaque, explique le Dr Sarah Spelsberg dans un article publié par UNC Health en 2024. La consommation excessive d’aliments riches en sel, en sucre et en graisses sollicite davantage le cœur. Un excès d’alcool, avec plus de deux verres consommés en quatre heures, augmente le risque de fibrillation auriculaire (FA) de plus de 3,5 fois. Les températures froides, qui resserrent les vaisseaux sanguins, et les activités physiques intenses comme déneiger, peuvent également aggraver la situation. Enfin, le retard dans la recherche de soins médicaux, par peur de gâcher les festivités ou par minimisation des symptômes, peut avoir des conséquences graves.
La propagation des virus respiratoires constitue un autre risque important. Les rassemblements intérieurs, le manque de distanciation sociale, l’air sec et le partage de nourriture créent un environnement favorable à la transmission des virus. Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains recommandent de se tenir à jour avec les vaccinations, de pratiquer une bonne hygiène (lavage régulier des mains, nettoyage des surfaces), d’assurer une bonne ventilation des espaces clos, de rester à la maison en cas de maladie et de consulter un médecin si nécessaire. Le port de masques et le maintien d’une distance physique contribuent également à prévenir la propagation des maladies respiratoires.