La Malaisie maintient sa politique de vaccination contre l’hépatite B à la naissance, malgré la récente évolution de la stratégie américaine qui privilégie désormais une approche individualisée. Cette décision réaffirme l’engagement du pays envers la prévention de la transmission mère-enfant de ce virus potentiellement grave.
Le ministère de la Santé a pris note des recommandations émises par le Comité consultatif sur les pratiques d’immunisation (ACIP) aux États-Unis, qui a voté en décembre 2025 pour abandonner sa recommandation universelle de vaccination à la naissance contre l’hépatite B. Cependant, la politique malaisienne, en vigueur depuis 1989, reste inchangée et s’inscrit dans les directives de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Selon le ministère, l’administration du vaccin dans les 24 heures suivant la naissance est essentielle pour bloquer la transmission du virus de la mère à l’enfant. « L’administration de la dose de vaccin contre l’hépatite B à la naissance dans les 24 heures suivant la naissance est cruciale pour prévenir la transmission du virus de l’hépatite B de la mère à l’enfant », a-t-il souligné. L’infection précoce à l’hépatite B présente un risque élevé de chronicité, pouvant entraîner une cirrhose du foie et un cancer du foie à l’âge adulte.
Les autorités malaisiennes mettent en avant l’efficacité avérée de cette politique, qui a permis de réduire significativement les taux d’infection chez les enfants et de contribuer à la protection de la santé publique à long terme. Les décisions en matière de vaccination sont prises sur la base de données scientifiques, de l’analyse de la situation épidémiologique locale et internationale, ainsi que des avis d’experts.
Tout changement de politique ne sera envisagé qu’en cas de preuves scientifiques solides et d’un consensus international. Le ministère de la Santé rappelle aux parents et aux tuteurs l’importance de veiller à ce que leurs nourrissons reçoivent la dose de vaccin à la naissance, conformément au calendrier vaccinal établi.
La nouvelle approche américaine, adoptée par le Centre américain de contrôle et de prévention des maladies le 16 décembre 2025, consiste à individualiser la vaccination pour les nourrissons nés de mères non porteuses de l’hépatite B, avec un début de vaccination possible à un âge ultérieur.