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IGAD et les partenaires marquent la fermeture de la subvention des réfugiés TB / VIH soutenue par le fonds mondial avec appel à maintenir des gains

Publié le 30 septembre 2025. Une collaboration régionale fructueuse entre l'Autorité intergouvernementale sur le développement (IGAD) et ses partenaires tire à sa fin, laissant derrière elle des améliorations significatives dans la lutte contre le VIH et la tuberculose…

IGAD et les partenaires marquent la fermeture de la subvention des réfugiés TB / VIH soutenue par le fonds mondial avec appel à maintenir des gains

Publié le 30 septembre 2025. Une collaboration régionale fructueuse entre l’Autorité intergouvernementale sur le développement (IGAD) et ses partenaires tire à sa fin, laissant derrière elle des améliorations significatives dans la lutte contre le VIH et la tuberculose auprès des populations réfugiées et des communautés d’accueil en Éthiopie et au-delà.

  • L’IGAD, le HCR, la Croix-Rouge du Kenya et le service éthiopien des réfugiés et des rapatriés ont clôturé un programme de financement mondial axé sur l’amélioration des services de santé pour les réfugiés.
  • Sur une période de neuf ans, ce programme a permis d’élargir l’accès aux tests de dépistage du VIH, aux traitements antirétroviraux et aux diagnostics de la tuberculose, tout en renforçant les capacités du personnel de santé.
  • La dernière phase du programme, achevée en mars 2025, a dépassé les objectifs fixés, atteignant un taux de performance de 105 % et obtenant une note A1.

Bishoftu, Éthiopie – La réunion de clôture du programme, organisée par l’IGAD en collaboration avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), la Croix-Rouge du Kenya (KRCS) et le service réfugié et rapatrié (RRS) d’Éthiopie, a permis de faire le bilan de neuf années d’efforts conjoints pour améliorer la santé des populations vulnérables. Depuis 2016, l’IGAD et ses partenaires ont mis en œuvre trois subventions consécutives du Fonds mondial, transformant en profondeur la prestation des services de santé aux réfugiés.

Ces interventions ont permis d’accroître considérablement l’accès aux tests de dépistage du VIH et aux conseils, d’améliorer la disponibilité des traitements antirétroviraux (ART), d’introduire des diagnostics avancés de la tuberculose, tels que les machines Genexpert et FLM, de réhabiliter des établissements de santé, de renforcer les compétences des agents de santé et des agents de santé communautaires, et de mener des campagnes de sensibilisation auprès des populations locales.

La subvention finale, d’un montant de 6,43 millions de dollars américains (environ 6,1 millions d’euros), mise en œuvre entre avril 2022 et mars 2025, s’est concentrée sur le diagnostic de la tuberculose et de la tuberculose multirésistante (MDR-TB), l’amélioration de la prise en charge des patients atteints de ces maladies et la promotion de la collaboration transfrontalière entre les programmes nationaux de lutte contre la tuberculose et le VIH. Le programme a non seulement atteint ses objectifs, mais les a dépassés, affichant un taux de performance global de 105 % et obtenant la note A1.

Lors de la réunion, M. Abebaw Bihiogen, chef de la mission de l’IGAD en Éthiopie, a salué les réalisations collectives au nom du secrétaire exécutif de l’IGAD, le Dr Workneh Gebeyehu.

« La réussite de cette subvention n’est pas la fin de notre parcours, mais une étape importante dans notre engagement commun à protéger la santé et la dignité des réfugiés et des communautés d’accueil. Nous remercions les États membres et les partenaires dont la collaboration a donné des résultats tangibles dans la lutte contre la tuberculose et le VIH dans notre région. »

Abebaw Bihiogen, chef de la mission de l’IGAD en Éthiopie

Les discussions qui ont suivi ont porté sur les stratégies à adopter par les États membres pour pérenniser les acquis du programme au-delà de la période de financement. Un moment particulièrement poignant a été marqué par le témoignage de la délégation soudanaise, qui a décrit l’impact dévastateur de la guerre sur les populations et les programmes de santé. Le conflit a interrompu la mise en œuvre du projet et a compromis des années de progrès dans la lutte contre la tuberculose et le VIH.

La délégation soudanaise a exprimé de vives inquiétudes quant au fait que la guerre ait exacerbé une crise déjà existante, entraînant des déplacements massifs de populations, des pénuries de financement et de personnel, et mettant à rude épreuve des systèmes de santé fragiles. Elle a également souligné une augmentation alarmante de la malnutrition, de la morbidité et des épidémies de maladies évitables, qui aggravent le fardeau de la tuberculose et du VIH.

Ce témoignage a rappelé avec force que le coût humain des conflits dépasse largement les champs de bataille, affectant directement la santé et la survie des populations. L’IGAD a réaffirmé son engagement envers le peuple soudanais, s’engageant à poursuivre ses efforts de collaboration avec les partenaires pour soutenir la recherche de la paix, de la résilience et de la dignité.

La réunion s’est conclue par un appel à des investissements à long terme, à une appropriation nationale des programmes de santé, à des stratégies inclusives et à une coopération transfrontalière renforcée afin de protéger les populations vulnérables et de garantir qu’aucune communauté ne soit laissée pour compte.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.