Publié le 29 septembre 2025 à 08h31. Face à la multiplication des cyberattaques, une agence de communication spécialisée propose une nouvelle approche : accompagner les entreprises non seulement dans la gestion technique d’une crise, mais aussi dans sa communication, un aspect souvent négligé.
- Les entreprises sont de plus en plus confrontées à des cyberattaques, ou vivent dans la crainte constante d’en être victimes.
- L’agence Monkwell a créé une équipe d’intervention rapide spécialisée dans la gestion de crise cybernétique, axée sur la communication.
- La transparence et une communication proactive sont considérées comme essentielles pour limiter les dégâts et préserver la confiance des parties prenantes.
Des échanges de messages internes, révélés par Robert Shrimsley, dévoilent la réflexion d’une agence de communication, Monkwell, sur une opportunité de marché grandissante : aider les entreprises à gérer la communication en cas de cyberattaque. L’idée est née d’un constat simple : si les aspects techniques sont souvent pris en charge par des spécialistes de l’informatique, la dimension communication est trop souvent négligée, laissant les entreprises désemparées face à l’opinion publique et à leurs partenaires.
Selon Rutherford Hall, stratège des communications critiques chez Monkwell, de nombreux dirigeants d’entreprises manquent cruellement de connaissances en matière de technologies numériques.
« La plupart des gens qui dirigent de grandes entreprises n’ont absolument aucune idée de la technologie. Ils ne comprennent pas le cyber et doivent amener leurs enfants à télécharger des applications sur leur téléphone. »
Rutherford Hall, stratège des communications critiques
Cette méconnaissance les rend particulièrement vulnérables et dépendants des experts techniques et juridiques, qui ne sont pas toujours les mieux placés pour gérer la communication de crise.
L’agence propose donc un accompagnement complet, allant de l’élaboration d’un plan d’action à la gestion des relations avec les médias, les clients, les employés et les autorités. La rapidité et la transparence sont des éléments clés de cette approche.
« Annoncez-le vous-même avant qu’il ne fuite, ou vous êtes sur la défensive du premier jour. Et ne laissez pas vos personnes informatiques près des médias. Ils ne peuvent pas s’en tenir à un script. »
Rutherford Hall, stratège des communications critiques
Monkwell conseille également de se préparer financièrement à une éventuelle rançon, en envisageant de constituer une réserve en cryptomonnaie. L’agence souligne que le coût d’une rançon peut être dérisoire comparé aux mois de difficultés que peut engendrer une crise cybernétique mal gérée. Elle insiste également sur la nécessité de s’entourer des meilleurs experts en cybersécurité et de ne pas attendre d’être victime d’une attaque pour agir.
Les échanges de messages révèlent également les défis rencontrés par l’agence dans la gestion d’une première crise chez un client, LK & W. Des erreurs de communication ont été pointées du doigt, notamment une annonce prématurée de la résolution du problème. L’agence tire les leçons de cette expérience et insiste sur l’importance d’une formation approfondie des équipes et d’une communication rigoureuse.
Enfin, l’agence Monkwell semble prendre cette nouvelle activité très au sérieux, mobilisant ses équipes et se positionnant comme un acteur clé dans la gestion de crise cybernétique. Un premier client a déjà été pris en charge, et l’agence espère que ce sera le premier d’une longue série.