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Ils arrêtent l’homme qui a harcelé la présidente Claudia Sheinbaum

by Nicolas Lefèvre

Publié le 2025-11-05 04:29:00. Un homme a été arrêté après avoir harcelé physiquement la cheffe du gouvernement de Mexico, Claudia Sheinbaum, lors d’une apparition publique dans le centre historique de la capitale. L’incident, filmé et largement diffusé sur les réseaux sociaux, a suscité une vive indignation et des appels à renforcer la sécurité de la fonctionnaire.

  • L’agresseur, identifié comme Uriel Rivera, a été appréhendé quelques heures après les faits par les services de sécurité de la ville.
  • L’incident s’est produit alors que Claudia Sheinbaum saluait la foule devant le Palais National.
  • Des responsables politiques et des groupes féministes ont condamné l’agression et exigé que l’auteur réponde de ses actes.

Les faits se sont déroulés ce mardi 4 novembre alors que Claudia Sheinbaum se rendait à un événement au Ministère de l’Instruction Publique (SEP). En s’approchant du Palais National, elle a été interpellée par un individu qui s’est jeté sur elle, l’embrassant au cou sans son consentement. Des témoins ont immédiatement alerté les services de sécurité, qui ont rapidement maîtrisé l’agresseur.

Selon des images diffusées sur les réseaux sociaux, l’homme, dont le comportement semblait perturbé, aurait prononcé les mots « Claudia d’Amérique » avant d’être interpellé. L’équipe de sécurité de Sheinbaum l’a rapidement éloigné, tandis que la cheffe du gouvernement, visiblement choquée, a déclaré :

« Nous avons pris la photo, ne vous inquiétez pas. »

Claudia Sheinbaum

L’arrestation de l’agresseur, Uriel Rivera, n’a pas été immédiate. Le journaliste Carlos Jiménez a annoncé son interpellation quelques heures plus tard sur ses réseaux sociaux. Les autorités compétentes ont ouvert une enquête pour déterminer les motifs de cet acte et les éventuelles sanctions applicables.

Cet incident a provoqué une vive réaction sur les plateformes numériques, avec de nombreux internautes exprimant leur indignation et leur solidarité envers Claudia Sheinbaum. Des groupes féministes et des législateurs ont également dénoncé cet acte de harcèlement sexuel, soulignant la nécessité de renforcer la protection des femmes, en particulier celles occupant des fonctions publiques.

Le groupe parlementaire Morena au Congrès de Mexico a exprimé son soutien à Sheinbaum et a condamné cet acte, le qualifiant d’exemple de misogynie et de culture sexiste. Ricardo Monréal, coordinateur parlementaire de Morena à la Chambre des députés, a appelé à une vigilance accrue concernant la sécurité de la cheffe du gouvernement :

« Il ne faut pas qu’il y ait un excès de confiance. Les conditions ne sont pas pour cela. Il suffit d’un homme déséquilibré pour la mettre en danger et ce que le pays peut perdre, c’est beaucoup. »

Ricardo Monréal

Selon le Code pénal fédéral, le harcèlement ou le harcèlement sexuel peut être puni d’une peine de six à dix ans de prison et d’une amende pouvant atteindre 200 jours de salaire lorsque l’acte est qualifié d’abus sexuel aggravé. Le Code pénal de Mexico prévoit quant à lui des peines d’un à trois ans de prison et des amendes de 100 à 200 jours dans les cas de harcèlement avec contact physique non consensuel. La sévérité de la sanction dépendra de la qualification juridique des faits et de l’existence de circonstances aggravantes.

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