Home SantéIls favorisent la détection précoce du cancer de la prostate : « Le contrôle annuel sauve des vies »

Ils favorisent la détection précoce du cancer de la prostate : « Le contrôle annuel sauve des vies »

by Sophie Martin

Publié le 5 novembre 2025 à 11h30. À l’occasion du mois de novembre, dédié à la sensibilisation au cancer de la prostate, une oncologue insiste sur l’importance du dépistage précoce et des habitudes de vie saines pour améliorer les chances de guérison.

  • Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les hommes.
  • Un dépistage régulier à partir de 50 ans, incluant l’analyse du PSA et le toucher rectal, est crucial pour une détection précoce.
  • Dans 90 % des cas, le cancer de la prostate est diagnostiqué à un stade précoce, offrant un taux de guérison élevé.

L’oncologue Soledad Barberó, de l’Institut Missionnaire du Cancer, a souligné l’importance d’une vigilance accrue face à cette maladie qui touche de plus en plus d’hommes, même plus jeunes. Selon elle, la fréquence du cancer de la prostate a été multipliée par cinq chez les hommes de moins de 50 ans entre 2010 et 2020.

« Le cancer de la prostate est la tumeur maligne la plus courante chez les hommes », a-t-elle expliqué. « Dans 90 % des cas, il survient chez des personnes de plus de 50 ans, mais ces dernières années, les diagnostics ont augmenté chez des patients plus jeunes. » Elle a insisté sur la nécessité de renforcer la sensibilisation et d’encourager les hommes à effectuer des contrôles annuels.

Le dépistage repose principalement sur deux examens : l’analyse du PSA (antigène spécifique de la prostate), mesuré par une simple prise de sang, et le toucher rectal. « Si le résultat du PSA dépasse quatre nanogrammes par millilitre (ng/ml), il est considéré comme élevé et nécessite des examens complémentaires, tels que des échographies ou des biopsies », a précisé le Dr. Barberó. Elle a toutefois souligné qu’un PSA élevé ne signifie pas systématiquement la présence d’un cancer, car il peut également être lié à une inflammation ou à une hypertrophie bénigne de la prostate, mais justifie un suivi médical.

Au-delà du dépistage, l’oncologue a mis en avant le rôle déterminant des habitudes de vie saines dans la prévention du cancer de la prostate. « Maintenir un poids de forme, pratiquer une activité physique régulière, adopter une alimentation équilibrée, pauvre en graisses, et ne pas fumer sont des mesures qui contribuent à réduire le risque », a-t-elle affirmé. Elle a particulièrement insisté sur les dangers du tabac, considéré comme l’un des principaux facteurs de risque de développement de cancers.

Concernant les traitements, le Dr. Barberó s’est montrée optimiste quant aux perspectives de guérison, notamment lorsque le cancer est détecté à un stade précoce. « Au Missionary Cancer Institute et au niveau national, 90 % des patients sont diagnostiqués à temps. Seuls 10 % arrivent à des stades métastatiques, où les traitements sont palliatifs », a-t-elle précisé.

L’hérédité joue un rôle dans un faible pourcentage de cas, environ 5 %, où des antécédents familiaux ou des mutations génétiques peuvent augmenter la prédisposition à développer la maladie à un âge plus jeune. Cependant, l’âge et le vieillissement naturel de la prostate restent les principaux facteurs de risque. « Sur dix hommes de plus de 80 ans, huit développeront un cancer de la prostate », a-t-elle rappelé, soulignant la fréquence de cette pathologie.

L’oncologue a enfin invité les professionnels de santé à participer à la Deuxième Journée du Cancer de la Prostate, qui se tiendra le jeudi 20 novembre de 7h30 à 14h00 à l’Institut Missionnaire du Cancer. « La participation est gratuite et ouverte à tous les professionnels de santé. C’est une occasion de se tenir informé et de renforcer la prévention », a-t-elle conclu.

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