Publié le 27 octobre 2025 à 19h34. Une erreur technique a perturbé une cérémonie officielle de la Cour suprême de justice de la nation (SCJN) au Mexique, où un morceau de salsa a retenti à la place de l’hymne national à l’issue d’un rapport important.
- Une confusion s’est produite lors de la cérémonie de clôture du rapport de la magistrate Mónica Soto Fregoso devant le Tribunal Électoral du Pouvoir Judiciaire de la Fédération (TEPJF).
- Au lieu de l’hymne national, le refrain de la chanson « Quel prix a le ciel ? » de Marc Antoine a été diffusé.
- L’incident, rapidement devenu viral sur les réseaux sociaux, survient dans un contexte de critiques envers les dépenses et les priorités du pouvoir judiciaire.
Une mésaventure musicale a marqué la fin d’une cérémonie officielle à la Cour suprême de justice de la nation (SCJN) le 24 octobre. Alors que les magistrats se levaient pour entonner l’hymne national, comme le veut le protocole, les haut-parleurs ont diffusé le refrain entraînant de « Quel prix a le ciel ? », une chanson salsa interprétée par l’artiste américain Marc Antoine.
L’incident s’est produit après le rapport de travail de la magistrate Mónica Soto Fregoso devant le Tribunal Électoral du Pouvoir Judiciaire de la Fédération (TEPJF). Le président du Tribunal, Hugo Aguilar Ortiz, avait donné le signal pour lancer l’hymne, mais c’est la mélodie salsa qui a retenti, suscitant la surprise et l’amusement parmi les présents.
« Quel prix le paradis a-t-il ? Que quelqu’un me le dise »,
Extrait de la chanson de Marc Antoine
Selon des témoignages et une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux, certains participants se sont tournés vers le président Aguilar Ortiz, qui n’a pas immédiatement réagi à l’erreur. L’incident, bien que bref, a rapidement fait le tour des plateformes en ligne, alimentant les commentaires et les réactions.
Sur Twitter, l’analyste politique Erika Velasco a commenté l’incident, soulignant l’inefficacité de la Cour :
« Quelle erreur ! Mónica Soto, magistrate-présidente du TEPJF, a présenté son dernier rapport de travail au SCJN. Lorsqu’ils eurent fini, ils demandèrent à se lever et à chanter l’hymne national. Mais une chanson de salsa est arrivée. Ils ont atteint ce niveau d’inefficacité à la Cour. Dommage. »
Erika Velasco (@Erika_Velasco_), 24 octobre 2025
Cet incident intervient alors que le pouvoir judiciaire mexicain est déjà sous le feu des critiques. Récemment, des législateurs du parti Morena ont été critiqués pour avoir interrompu une séance parlementaire afin d’assister à un hommage célébrant le 70e anniversaire du groupe Sonora Santanera, organisé par le député Sergio Mayer. Une vidéo de cet événement a également circulé sur les réseaux sociaux, suscitant des réactions négatives.
De plus, la présidente Claudia Sheinbaum Pardo avait la veille remis en question le Parti d’action nationale (PAN) pour avoir organisé des événements partisans en pleine crise causée par les pluies diluviennes qui ont frappé cinq États du pays.
L’incident de la Cour suprême, bien que mineur en soi, s’inscrit donc dans un contexte de tensions politiques et de remise en question des priorités du gouvernement et du pouvoir judiciaire mexicain.
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