Publié le 13 novembre 2025 à 22h42. Une collaboration inédite entre AHF Argentine et la Fundación Huésped vise à renforcer la prévention et les soins liés au VIH et aux autres infections sexuellement transmissibles à travers le pays, en misant sur une meilleure coordination et l’accès aux traitements.
- AHF Argentine et la Fundación Huésped ont signé un accord de collaboration pour améliorer la santé sexuelle et la prévention du VIH et des IST.
- L’accord prévoit la création de commissions techniques et de recherche pour développer des études et plaider pour des politiques publiques plus inclusives.
- Une récente découverte scientifique ouvre des perspectives prometteuses dans la lutte contre le VIH grâce à un nouvel anticorps neutralisant.
Un partenariat stratégique vient de se concrétiser entre l’organisation internationale AHF (AIDS Healthcare Foundation) et la Fundación Huésped, une institution argentine de premier plan dédiée à la santé publique. L’accord, officialisé à Buenos Aires, ambitionne de renforcer les actions de prévention et de soins en matière de santé sexuelle, en particulier concernant le VIH et les autres infections sexuellement transmissibles (IST).
AHF, présente dans 49 pays depuis 2013, et la Fundación Huésped, active depuis 1989, uniront leurs forces pour améliorer la prise en charge des personnes fréquentant leurs centres respectifs. L’objectif principal est de faciliter la détection précoce des infections et d’assurer un accès rapide aux traitements nécessaires.
La collaboration se traduira par la mise en place de commissions techniques et de recherche conjointes, destinées à approfondir les connaissances sur les IST et à formuler des recommandations pour des politiques publiques plus efficaces. Des projets, des programmes et des campagnes de sensibilisation seront également déployés, en ciblant particulièrement les populations les plus vulnérables ou dépourvues de couverture médicale.
Lors de la cérémonie de signature, Terri Ford, responsable du plaidoyer et de la politique mondiale chez AHF, a souligné l’importance de cette alliance :
« Cette collaboration nous permettra de soutenir les programmes des deux organisations et de contribuer à l’amélioration de la santé publique en Argentine. »
De son côté, Leandro Cahn, directeur exécutif de la Fundación Huésped, a insisté sur la continuité des efforts conjoints :
« Cet accord poursuit notre travail commun pour améliorer l’accès à des soins complets, à la prévention et aux traitements, ainsi que pour promouvoir des politiques publiques favorables. »
Le Dr Miguel Pedrola, directeur scientifique d’AHF pour l’Amérique latine et les Caraïbes, a quant à lui exprimé l’ambition de cette collaboration :
« Nous aspirons à progresser vers l’objectif de mettre fin au sida d’ici 2030. »
AHF assure actuellement des services à plus de 2,5 millions de personnes dans 49 pays. En Argentine, l’organisation dispose de trois centres communautaires de santé sexuelle à Buenos Aires, Mar del Plata et Rosario (Santa Fe). La Fundación Huésped, quant à elle, se consacre à la recherche scientifique et à la promotion des droits en matière de santé, avec un accent particulier sur le VIH/SIDA, l’hépatite virale, les maladies évitables par la vaccination et la santé sexuelle et reproductive.
Selon les données récentes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), on estimait à 40,8 millions le nombre de personnes vivant avec le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) en 2024. Depuis le début de l’épidémie en 1981, plus de 44,1 millions de décès liés au sida ont été recensés. Malgré les progrès significatifs réalisés, l’infection demeure incurable à ce jour.
Cependant, une avancée scientifique récente offre un nouvel espoir. Une équipe internationale, coordonnée par l’Université de Cologne en Allemagne, a identifié un anticorps, baptisé 04_A06, capable de neutraliser presque toutes les variantes connues du virus lors de tests en laboratoire. Plus d’informations sur cette découverte sont disponibles ici.
Les spécialistes du Centre argentin d’urologie (CAU) recommandent à toutes les personnes sexuellement actives de se soumettre à un bilan sanguin annuel pour dépister les infections sexuellement transmissibles, notamment le VIH, l’hépatite virale, le virus du papillome humain (VPH), la syphilis et l’herpès génital. Ils conseillent également de réaliser des tests pour la gonorrhée et la chlamydia, parmi les infections les plus fréquentes. Pour en savoir plus sur l’augmentation des cas d’IST, consultez cet article d’Infobae.
« Parmi les IST les plus courantes, les infections par le virus du papillome humain (VPH) se distinguent. On estime que pratiquement 80 % de la population adulte a été en contact avec ce virus. Bien que dans la plupart des cas, le système immunitaire parvienne à contrôler le virus et à le maintenir inactif, il peut parfois persister de manière latente et se réactiver en cas d’affaiblissement de l’immunité, entraînant des lésions potentiellement graves. »
Dr. Paula Grinstein, urologue au CAU
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