La stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD), caractérisée par une accumulation excessive de graisses dans le foie, est devenue la maladie chronique du foie la plus répandue chez les adultes et les enfants. Cette affection, souvent silencieuse, est étroitement liée à nos modes de vie et à notre alimentation.
Plus de 5 % des cellules hépatiques sont touchées lorsque des acides gras et des triglycérides s’accumulent au point de ne plus pouvoir être éliminés, entraînant cette maladie. La sédentarité, le surpoids, l’obésité, un taux de cholestérol élevé, l’hypertension artérielle et le diabète sont des facteurs de risque majeurs.
Si la plupart des personnes atteintes ne présentent aucun symptôme, certains peuvent ressentir de la fatigue, un malaise général ou des douleurs dans la partie supérieure droite de l’abdomen. Le traitement repose avant tout sur une modification des habitudes de vie.
Une alimentation équilibrée, riche en légumes, fruits frais, légumineuses, céréales complètes, protéines maigres, graisses saines et produits laitiers faibles en matières grasses, est essentielle. Il est également crucial de limiter la consommation de sucre, d’aliments ultra-transformés et d’alcool, tout en veillant à contrôler les portions pour éviter un apport calorique excessif.
« Il ne s’agit pas d’abandonner la consommation de graisses, mais plutôt de contrôler la quantité d’énergie ingérée et de quels aliments elle provient », explique Cristina González, nutritionniste. Le régime méditerranéen, privilégiant les aliments d’origine végétale, est particulièrement recommandé.
Voici quelques exemples de repas équilibrés :
- Petit-déjeuner : Café au lait écrémé, une tranche de pain complet grillé avec du fromage frais, de la tomate et de l’huile d’olive extra vierge.
- Déjeuner : Endives à la grenade, saumon vapeur accompagné de patate douce rôtie.
- Collation : Un yaourt nature sans sucre, accompagné de six noix.
- Dîner : Yaourt nature sans sucre avec des noix.
Pour une prise en charge efficace, il est important de consulter régulièrement un médecin et d’éviter l’automédication, afin de ne pas aggraver les symptômes. Un suivi médical régulier est donc indispensable.