Le Comité International Olympique (CIO) a annoncé la mise en place de deux groupes de travail chargés d’examiner l’avenir des Jeux Olympiques, notamment en ce qui concerne les disciplines représentées et l’intégration de nouveaux sports. Cette initiative intervient dans un contexte de débats croissants sur l’inclusion des athlètes transgenres dans le sport de haut niveau.
L’un des groupes de travail se concentrera sur le programme olympique lui-même, évaluant la pertinence des disciplines actuelles et la possibilité d’y intégrer de nouvelles pratiques sportives. Il examinera également la question d’un éventuel croisement entre les sports traditionnellement d’été et d’hiver, ainsi que le calendrier des Jeux.
Le second groupe se penchera sur les Jeux Olympiques de la Jeunesse, en étudiant leur potentiel et leur pertinence. Il prendra également en charge le processus de sélection de la ville hôte de l’édition de 2030.
La composition de ces groupes de travail reste pour l’instant confidentielle, afin, selon le CIO, de préserver l’intégrité de leurs travaux. « Ces groupes nous permettront de respecter les délais et de bénéficier d’une expertise technique essentielle pour ces discussions complexes et importantes, tout en réalignant les choses là où nous estimons qu’il est nécessaire de renforcer notre mouvement », a déclaré Kirsty Coventry, membre du CIO.
Elle a ajouté : « Ces groupes recevront un retour d’information constant afin de garantir que tout le monde soit pleinement aligné et que toutes les recommandations soient pleinement intégrées ».
Cette annonce intervient alors que de nombreuses fédérations sportives internationales restreignent la participation des athlètes ayant subi la puberté masculine aux compétitions féminines de haut niveau. En février dernier, le président américain Donald Trump a signé un décret visant à empêcher les femmes transgenres de concourir dans les catégories féminines, incluant les Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028, et a menacé de refuser des visas aux athlètes transgenres souhaitant se rendre aux États-Unis pour ces Jeux.
Jusqu’à présent, le CIO a laissé aux fédérations sportives individuelles le soin de définir leurs propres réglementations en matière de genre, sans imposer d’approche universelle.
