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Israël fait un pas de plus vers l’autorisation d’Uber et Lyft dans ses rues

by Thomas Caron

Publié le 18 janvier 2026 à 19h06. Israël se rapproche de l’autorisation des services de covoiturage comme Uber et Lyft, une décision qui pourrait bouleverser le secteur des taxis et offrir aux consommateurs des options de transport plus abordables.

  • La commission ministérielle chargée de la législation a approuvé un projet de loi visant à encadrer l’arrivée de ces services.
  • Le texte, porté par des députés de différents partis, prévoit une réglementation sur la sécurité, l’assurance et le contrôle des conducteurs.
  • Le ministère des Transports espère une baisse des tarifs et une amélioration de l’offre de transport, notamment en périphérie et aux heures de pointe.

Après des années de lobbying intense des taxis pour maintenir Uber et ses concurrents hors du marché israélien, le gouvernement semble prêt à ouvrir la voie à une nouvelle ère de la mobilité. La ministre des Transports, Miri Regev, s’est activement investie dans ce dossier, estimant qu’il est temps d’intégrer Israël dans le mouvement mondial des transports intelligents.

Le projet de loi, co-parrainé par le député Eitan Ginzburg (Kakhol lavan) et Moshe Passal (Likud), devrait être présenté à la Knesset la semaine prochaine pour une première lecture. Son adoption impliquera ensuite plusieurs étapes législatives avant de devenir loi. Il vise à établir un cadre juridique pour le fonctionnement des plateformes de covoiturage, en abordant des questions cruciales telles que la sécurité des passagers, la vérification des antécédents des conducteurs, la couverture d’assurance et le contrôle technique des véhicules.

Le ministère des Transports a également prévu un mécanisme de compensation pour l’industrie des taxis, qui s’oppose fermement à cette concurrence accrue. L’objectif est d’atténuer l’impact économique de l’arrivée de ces nouveaux acteurs sur les chauffeurs de taxi traditionnels.

Uber, qui propose également des services de livraison de nourriture et de fret dans d’autres pays, avait déjà tenté de s’implanter en Israël en 2014, mais s’était limité à une plateforme pour les taxis agréés. L’entreprise a finalement fermé ses portes en 2023, confrontée à la concurrence des acteurs locaux comme Gett et Yango, ainsi qu’à la résistance des chauffeurs de taxi.

Selon le ministère des Transports, cette nouvelle législation devrait considérablement augmenter l’offre de transport dans les villes et leurs environs, améliorer la disponibilité des services pendant les heures de pointe et le week-end, et, surtout, entraîner une baisse des prix pour les consommateurs.

« Notre vision est de faire entrer Israël dans une ère de transports intelligents, accessibles et abordables », a déclaré Miri Regev. « L’approbation du projet de loi est une étape historique qui démantèlera les anciens monopoles, réduira la congestion routière, créera des milliers de nouveaux emplois et ouvrira le marché à une véritable concurrence qui fera baisser le coût de la vie. »

Miri Regev, ministre des Transports

Taxis attendant à l’aéroport Ben Gourion, le 21 juillet 2025. (Nati Shohat/FLASH90)

Zev Stub a contribué à ce rapport.

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