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J’ai contracté une maladie qui n’est pas officiellement transmise en Australie. Pour me sauver, j’ai dû partir

Publié le 9 novembre 2025 18:36:00. Face à une maladie rare non reconnue en Australie, une jeune femme a dû se tourner vers un traitement à l'étranger pour retrouver une vie normale, illustrant les défis et les espoirs…

J’ai contracté une maladie qui n’est pas officiellement transmise en Australie. Pour me sauver, j’ai dû partir

Publié le 9 novembre 2025 18:36:00. Face à une maladie rare non reconnue en Australie, une jeune femme a dû se tourner vers un traitement à l’étranger pour retrouver une vie normale, illustrant les défis et les espoirs du tourisme médical.

  • Une Australienne a contracté la maladie de Lyme, difficile à diagnostiquer dans son pays d’origine.
  • Après des mois d’errance médicale, elle a trouvé une solution thérapeutique en Allemagne, grâce à un traitement par hyperthermie.
  • Son expérience souligne les limites des soins locaux pour certaines pathologies et les enjeux du tourisme médical.

En février 2023, Lara menait une vie épanouie. À 35 ans, elle avait repris son travail après son congé maternité et profitait pleinement de sa fille de 18 mois. Mais un matin, une décharge électrique dans la nuque a brutalement interrompu ce bonheur. Des troubles neurologiques inquiétants se sont ensuite manifestés : perte de sensibilité dans un bras, vertiges, difficultés d’élocution et troubles de la vision.

Après des semaines de visites aux urgences et de consultations infructueuses auprès de neurologues, de gastro-entérologues et d’immunologistes, Lara a finalement reçu un diagnostic : la maladie de Lyme. Une amie infirmière à domicile l’avait orientée vers un médecin spécialisé, qui a confirmé ses soupçons grâce à des analyses de sang plus poussées. Malgré ce diagnostic, les traitements antibiotiques prescrits en Australie se sont avérés inefficaces, ses symptômes neurologiques persistant et s’aggravant.

La maladie de Lyme, transmise par la piqûre de tiques infectées, est officiellement reconnue en Europe, où des options thérapeutiques plus avancées existent. Lara a alors découvert l’hyperthermie, une technique consistant à élever la température corporelle à environ 42 °C (107,6 °F) pour détruire la bactérie Borrelia. Déterminée à tenter sa chance, elle s’est rendue en Allemagne avec sa mère pour suivre un traitement intensif de trois semaines.

À l’hôpital allemand, Lara a bénéficié d’une approche holistique, combinant l’hyperthermie à d’autres thérapies de soutien. Elle a également rencontré d’autres Australiens souffrant de la maladie de Lyme et suivant le même traitement. Les séances d’hyperthermie, bien que brutales, ont progressivement amélioré son état. Elle a pu reprendre une vie sociale, retrouver ses capacités cognitives et physiques, et même envisager d’agrandir sa famille.

Le traitement en Allemagne a coûté environ 30 000 $ (environ 27 600 €). Un an plus tard, Lara a pu accueillir sa deuxième fille. Elle témoigne de sa gratitude envers le soutien qu’elle a reçu et de sa détermination à partager son expérience, consciente que le tourisme médical peut représenter une bouée de sauvetage pour les patients confrontés à des maladies rares ou mal prises en charge dans leur pays d’origine. Elle affirme être prête à se tourner à nouveau vers le tourisme médical si nécessaire.

Pour en savoir plus sur le tourisme médical, regardez l’épisode Insight sur SBS à la demande.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.