Publié le 24 novembre 2025 09:12:00. Le laboratoire pharmaceutique Kenvue a été sanctionné par les autorités suédoises pour la publicité de son antihistaminique Livostin, jugée non conforme aux règles éthiques en vigueur concernant l’information sur les médicaments.
- Kenvue a écopé d’une amende de 110 000 couronnes suédoises (environ 9 800 euros) pour des publicités diffusées sur Google, Facebook, Instagram et le site d’information nyheter24.se.
- Le grief principal concerne l’absence d’informations claires sur la substance active du médicament (lévocabastine) dans les annonces.
- L’Agence suédoise des médicaments et le Conseil d’évaluation de l’information pharmaceutique (NBL) ont conjointement condamné les pratiques publicitaires de Kenvue.
L’Agence suédoise des médicaments a pris exception à la manière dont Kenvue promeut Livostin, un antihistaminique en vente libre destiné à soulager les troubles allergiques. Les publicités diffusées sur les plateformes numériques mettaient en avant des avantages tels que le soulagement rapide et l’efficacité contre le pollen, en utilisant des formulations comme « spray nasal contre les allergies » ou « médicament contre le pollen ». Cependant, l’autorité de régulation a souligné un manque crucial d’informations essentielles pour les consommateurs.
Selon l’Agence suédoise des médicaments, les annonces ne mentionnaient pas la substance active du médicament, la lévocabastine, ce qui constitue une violation des règles éthiques régissant la publicité pharmaceutique. De plus, des informations sur l’utilisation sécurisée du produit étaient jugées insuffisantes.
Kenvue s’est défendu en arguant que les informations manquantes étaient accessibles en un clic sur le site web livostin.se, auquel les publicités renvoyaient. L’entreprise a également fait valoir que la publicité devait être envisagée dans son ensemble, incluant le contenu du site web, et a cité des décisions antérieures du NBL concernant des bannières publicitaires.
Cependant, le NBL a confirmé la position de l’Agence suédoise des médicaments. La chambre a estimé que l’absence d’informations sur la substance active dans les publicités était une faute et a donc condamné Kenvue. De plus, concernant les publicités diffusées sur Facebook et Instagram, le NBL a relevé que le texte contenant les informations sur le produit était trop petit, peu clair et disparaissait trop rapidement à l’écran, rendant sa lecture difficile pour les utilisateurs.
En conséquence, Kenvue devra verser une pénalité financière totale de 110 000 couronnes suédoises (environ 9 800 euros) pour ces manquements.
