Publié le 26 décembre 2023 04:23:00. Alors que la population s’efforce de réduire son empreinte carbone, les modes de vie ultra-luxueux d’une minorité de très riches individus génèrent des émissions disproportionnées, parfois équivalentes à celles d’un pays entier.
- Les 125 milliardaires les plus riches du monde produisent collectivement chaque année une quantité de carbone comparable à celle d’un pays de 30 millions d’habitants.
- Les jets privés et les super-yachts, véritables symboles de richesse, sont particulièrement gourmands en énergie et contribuent de manière significative à ces émissions excessives.
- Ces super-yachts, souvent dépourvus de voiles, consomment des quantités massives de carburant, même lorsqu’ils sont à quai.
L’écart entre les efforts de réduction d’émissions consentis par la majorité de la population et l’impact environnemental des plus fortunés est de plus en plus dénoncé. Alors que des millions de personnes s’investissent dans le tri des déchets, la consommation responsable et des choix de vie plus écologiques, une poignée d’individus peut annuler ces efforts en un seul voyage.
Le phénomène des “super-émetteurs”, désignant les personnes disposant de plus de 30 millions de dollars américains (23 millions de livres sterling) d’actifs, est au cœur des préoccupations. Ce mode de vie se caractérise par l’utilisation intensive de jets privés, de yachts à moteur, de véhicules lourds et, plus récemment, de voyages spatiaux. L’impact environnemental de ces activités est jugé énorme et largement injustifié.
L’attention s’est particulièrement portée sur les émissions liées à l’aviation privée, mais les super-yachts représentent également une source importante de pollution. Contrairement à leur nom, ces navires sont rarement équipés de voiles et nécessitent des gigalitres de carburant pour transporter un nombre limité d’équipages et de passagers. Un grand yacht peut consommer des centaines de litres de carburant par heure, tandis qu’un super-yacht peut en utiliser des milliers, même en croisière à vitesse modérée.
Le simple maintien des systèmes de chauffage et d’énergie à bord, même lorsque les yachts sont amarrés, exige le fonctionnement continu des moteurs “au ralenti”, entraînant une consommation de plusieurs milliers de litres de carburant par semaine. Le yacht Eclipse, appartenant à l’ancien propriétaire du Chelsea FC, Roman Abramovich, serait équipé d’un réservoir de carburant colossal, tandis que le super-yacht de Sergey Brin, cofondateur de Google, consommerait des quantités importantes de carburant même lorsqu’il est stationné au port.
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