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Joanna Geraghty dément les négociations avec ses créanciers

La directrice générale de JetBlue Airways, Joanna Geraghty, a balayé la panique des marchés le mardi 27 octobre 2026, affirmant que la compagnie aérienne n'est pas en discussion…

Joanna Geraghty dément les négociations avec ses créanciers

La directrice générale de JetBlue Airways, Joanna Geraghty, a balayé la panique des marchés le mardi 27 octobre 2026, affirmant que la compagnie aérienne n’est pas en discussion avec ses créanciers et n’envisage pas de restructuration de sa dette, à la suite d’une forte chute de ses obligations et de l’élargissement de sa perte nette à 823 millions de dollars sur neuf mois.

La direction dément toute discussion avec les créanciers

La directrice générale de JetBlue Airways, Joanna Geraghty, a tenu à recadrer la situation. Interrogée par Reuters, la dirigeante a affirmé avec fermeté que la compagnie aérienne ne menait aucune discussion avec ses créanciers et n’envisageait aucune restructuration de sa dette.

Cette mise au point intervient quelques jours après que des détenteurs d’obligations ont engagé des conseillers en restructuration, notamment les cabinets PJT Partners et Akin Gump, selon des rapports de The Wall Street Journal et Bloomberg relayés par Investing.com. Cette initiative a immédiatement fait planer le doute sur la solidité financière du transporteur new-yorkais. Les obligations sécurisées TrueBlue, adossées au programme de fidélité de la compagnie, ont subi une forte pression vendeuse en octobre 2026. Leur cours a chuté de moitié pour s’établir autour de 47 dollars, tandis que les rendements ont dépassé les 30 % selon les données de LSEG citées par Reuters. Parallèlement, Investing.com a noté que ces obligations d’un montant de 2 milliards de dollars adossées au programme de fidélité étaient tombées des environs de 80 cents au début du mois à la fourchette basse et moyenne de 40 cents, tandis que l’action touchait un plus bas record de 2,16 dollars lors d’une chute atteignant 16 % le lundi.

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Photo : Bloomberg.com

« Nous ne sommes pas en discussion avec nos créanciers, a déclaré Joanna Geraghty selon Reuters. Une partie de la journée d’aujourd’hui, comme je l’ai mentionné, consistait vraiment à remettre les pendules à l’heure pour montrer que nous progressons sur le plan de l’activité sous-jacente. »

Les pertes nettes augmentent et la trésorerie diminue

Sur le plan comptable, la situation reste lourde. Le transporteur n’a pas enregistré de bénéfice annuel depuis 2019, comme l’a rappelé Bloomberg. Pour les neuf premiers mois de l’année 2026, la perte nette de l’entreprise a presque doublé pour atteindre 823 millions de dollars, pénalisée par la flambée des coûts du carburant. Au troisième trimestre 2026, la compagnie a affiché une perte nette de 257 millions de dollars et une perte d’exploitation de 144 millions de dollars, ce qui représente une marge d’exploitation négative de 5,1 %, d’après les analyses relayées par The Aviation Hub et confirmées par FlightGlobal pour la perte nette.

L’entreprise a consommé 273 millions de dollars de trésorerie liée à ses activités opérationnelles au cours des neuf premiers mois de 2026, soit près du double des 143 millions de dollars enregistrés un an plus tôt. La trésorerie non affectée et les investissements ont chuté d’environ 850 millions de dollars depuis décembre pour s’établir à 1,6 milliard de dollars à la fin du mois de septembre, en raison notamment d’achats d’appareils, comme l’a précisé Reuters. View from the Wing a ajouté qu’au total, en incluant les liquidités non restreintes et les investissements, les chiffres trimestriels montrent une baisse de la trésorerie non restreinte à 1,626 milliard de dollars fin septembre, tandis que la ligne de crédit non tirée de 600 millions porte la liquidité combinée à 2,226 milliards de dollars.

Joanna Geraghty dément les négociations avec ses créanciers
Photo : Kalkine Media

JetBlue a déclaré disposer de 2,2 milliards de dollars de liquidités et d’environ 7 milliards de dollars d’actifs non gagés pouvant servir à lever des fonds supplémentaires.

JetBlue parie sur son plan stratégique et vise la rentabilité pour 2027

Malgré les turbulences boursières, l’action a connu un rebond de 6 % à 2,51 dollars après la publication des résultats du troisième trimestre, comme l’a noté StocksToTrade, après avoir touché un plus bas historique à 2,16 dollars en séance. Les analystes de UBS ont relevé la note de l’action de « Vendre » à « Neutre », estimant que les liquidités de la compagnie suffiront à absorber le déficit de trésorerie jusqu’en 2027, bien que la rentabilité ne soit pas attendue avant 2028.

Joanna Geraghty dément les négociations avec ses créanciers
Photo : The Lufkin Daily News

La direction mise sur son plan JetForward pour redresser la barre. La compagnie cherche à attirer une clientèle à plus forte contribution grâce à l’introduction de cabines de première classe sur les liaisons intérieures dès le mois de décembre 2026, ainsi qu’à une expansion sur les marchés latino-américains depuis Fort Lauderdale. La demande résiliente a permis de répercuter une partie de la hausse du kérosène sur les billets, le revenu par siège-mille disponible (RASM) ayant progressé de 18,4 % au troisième trimestre.

Joanna Geraghty a indiqué d’après StocksToTrade : « Nous avons amélioré notre marge d’exploitation ajustée d’une année sur l’autre au troisième trimestre et nous nous attendons à une nouvelle progression au quatrième trimestre, et ce malgré des prix du carburant plus élevés. Combiné à la poursuite de l’exécution de JetForward, cela renforce notre confiance dans notre capacité à atteindre une rentabilité opérationnelle durable en 2027 et à dégager un bénéfice par action d’au moins 1 dollar ainsi qu’un flux de trésorerie disponible positif en 2028. »

La plus proche échéance majeure concernant la dette à long terme de l’entreprise intervient en 2029, année où environ 1,84 milliard de dollars de titres viendront à échéance.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.