Home SantéJohns Hopkins affirme que le cas de la femme de Southland appartient au Maryland

Johns Hopkins affirme que le cas de la femme de Southland appartient au Maryland

by Sophie Martin

Publié le 26 octobre 2023. L’Université Johns Hopkins tente de faire rejeter une plainte déposée par une ancienne coordinatrice de subventions, qui accuse son superviseur de harcèlement l’ayant contrainte à démissionner. L’établissement soutient que le litige doit être examiné dans le Maryland, où la plaignante était censée travailler.

  • L’Université Johns Hopkins demande le rejet d’une plainte pour harcèlement déposée par Lucia Beltre.
  • La plaignante affirme avoir été forcée de démissionner en 2022 en raison du comportement de son supérieur.
  • Johns Hopkins souhaite que l’affaire soit traitée par un tribunal du Maryland, lieu d’affectation initial de la plaignante.

L’Université Johns Hopkins se défend activement contre une plainte déposée par Lucia Beltre, une ancienne coordinatrice des subventions et des contrats. Dans des documents judiciaires déposés le 24 octobre auprès de la juge Tiana J. Murillo de la Cour supérieure de Los Angeles, les avocats de l’université demandent le rejet de la plainte, estimant qu’elle relève de la compétence des tribunaux du Maryland.

Selon l’université, le dossier de Lucia Beltre aurait dû être déposé devant la Cour de circuit de Baltimore. Les avocats de Johns Hopkins affirment que le fait que la plaignante ait postulé et accepté un poste sur le campus du Maryland justifie un transfert du litige. Ils soulignent que Beltre était consciente que le poste impliquait un travail sur le campus de Baltimore.

Lucia Beltre avait été embauchée au début de l’année 2022 au sein du département d’anthropologie. Sa plainte relate qu’elle a contracté le coronavirus avec une bronchite en mars de la même année, présentant des symptômes tels qu’une toux douloureuse, des courbatures, des maux de tête et de la fièvre. Son pneumologue lui aurait prescrit une convalescence de trois mois.

Pendant son congé maladie, son supérieur hiérarchique l’aurait accusée d’inventer sa maladie pour éviter ses responsabilités professionnelles, selon la plainte. Il lui aurait également reproché d’exercer une activité professionnelle secondaire, même si cela ne contrevient pas à la politique de l’université. Beltre a également été offensée par le fait que son superviseur l’ait qualifiée de « fille », toujours selon la plainte.

La plaignante aurait sollicité un aménagement de poste auprès des ressources humaines, demandant un transfert. Cependant, elle a appris que son superviseur devait coopérer et approuver cette demande. Lorsque Beltre a sollicité l’approbation de son supérieur, celui-ci l’aurait refusée et lui aurait conseillé de démissionner.

Estimant que ses préoccupations n’étaient pas prises au sérieux et souffrant encore des séquelles du coronavirus, Lucia Beltre a démissionné en avril 2022. L’université, dans ses documents judiciaires, conteste cette version des faits. Elle affirme avoir accordé à la plaignante deux prolongations pour lui permettre de se rendre sur le campus et de récupérer, mais que Beltre a refusé de se rendre dans le Maryland, n’a pas soumis les documents nécessaires à sa demande d’aménagement et a finalement choisi de démissionner après plusieurs mois de retard.

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