Publié le 10 octobre 2025. José Jerí, président du Congrès péruvien, a prêté serment comme chef de l’État après la destitution de Dina Boluarte, plongeant le Pérou dans une nouvelle période d’incertitude politique à moins de deux ans des prochaines élections.
- José Jerí a été investi président par intérim du Pérou.
- Cette succession constitutionnelle intervient en l’absence de vice-président.
- L’arrivée de Jerí au pouvoir est contestée par l’opposition de gauche.
Lima – José Jerí, président du Congrès péruvien, a prêté serment ce jeudi en tant que chef de l’État, suite à la destitution de Dina Boluarte. Cette décision, prise par le Parlement, ouvre une nouvelle phase de transition politique pour le Pérou, qui doit organiser des élections générales en avril 2026.
La Constitution péruvienne prévoit cette succession dans le cas où le président ne dispose d’aucun vice-président, situation dans laquelle se trouvait Dina Boluarte, elle-même ayant accédé à la présidence après la destitution de Pedro Castillo fin 2022.
Dans ses premières déclarations, José Jerí a promis de former un gouvernement de transition axé sur l’empathie et la réconciliation nationale.
« J’assume humblement la présidence de la République par succession constitutionnelle pour installer et diriger un large gouvernement de transition d’empathie et de réconciliation nationale pour lequel nous devons construire ensemble des accords minimaux »
José Jerí, président du Pérou
L’accession de José Jerí à la présidence par intérim n’est cependant pas sans susciter de vives critiques. Quelques instants avant le vote, le député de gauche José Quito avait proposé une motion de censure contre le conseil d’administration du Parlement afin d’empêcher Jerí d’entrer en fonction.
José Quito a dénoncé une crise institutionnelle profonde et l’absence de l’État face aux préoccupations de la majorité de la population.
« Il arrive un moment où la crise a débordé, où ont été démontrées les grandes lacunes institutionnelles, la grande absence de l’État face aux grandes majorités »
José Quito, député péruvien
Il a également averti que le gouvernement de Jerí ne tiendrait pas longtemps, prédisant des manifestations populaires qui le forceraient à démissionner.
ms (efe/afp)
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