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Jouet chinois vendu aux USA : l’usine ne touche que 20 % du prix

Lorsqu’un jouet fabriqué en Chine est vendu aux États-Unis, l’usine de fabrication ne touche qu’environ 20 % du prix de vente final.

Jouet chinois vendu aux USA : l'usine ne touche que 20 % du prix

Lorsqu’un jouet fabriqué en Chine est vendu aux États-Unis, l’usine de fabrication ne touche qu’environ 20 % du prix de vente final. Pour un article affiché à 30 dollars, cette part s’élève à 6 dollars, couvrant l’ensemble des coûts de production avant que les marges bénéficiaires ne soient comptabilisées.

Ce montant de 6 dollars doit absorber le prix des matières premières, notamment le plastique, ainsi que les salaires et les charges d’exploitation de l’usine, selon les précisions fournies par Wang, citées par la BBC.

Les marges réelles des usines chinoises de jouets

Une fois les coûts de production réglés, la rentabilité de la fabrication reste mince. D’après Jay Foreman, directeur général de l’entreprise américaine de jouets Basic Fun, les usines chinoises réalisent généralement un bénéfice compris entre 3 % et 10 %. Concrètement, sur les 6 dollars perçus pour un jouet de 30 dollars, le profit net de l’industriel se situe entre 60 et 18 cents.

Le coût de la main-d’œuvre et les limites de l’automatisation

L’industrie de fabrication de jouets conserve des méthodes traditionnelles ancrées dans les décennies passées. Samson Ko, président de l’Association des fabricants de jouets de Hong Kong (Toys Manufacturers’ Association of Hong Kong), rappelle que de nombreux membres de son organisation ont déplacé leurs chaînes de production vers la Chine continentale dès les années 1980 pour profiter de terrains et de salaires plus économiques.

Cependant, les modes de fabrication ont peu évolué depuis cette époque. L’automatisation maintenant a lieu principalement dans le processus de moulage et d’emballage, explique Samson Ko, président de l’Association des fabricants de jouets de Hong Kong. Pour les peluches ou certains composants électroniques modernes, la production demeure très dépendante d’une main-d’œuvre humaine importante. De plus, les récents ajustements salariaux font que la main-d’œuvre chinoise n’est plus bon marché, ajoute-t-il.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.