Publié le 17 novembre 2023. Le cancer du poumon demeure la première cause de décès liés au cancer dans le monde, et si le tabagisme reste le principal facteur de risque, de nouvelles études soulignent l’importance de considérer d’autres éléments, comme la consommation d’alcool et certains compléments alimentaires.
- Le tabac est responsable d’environ 85 % des diagnostics de cancer du poumon.
- La combinaison tabagisme, consommation d’alcool et prise de bêta-carotène augmente significativement le risque.
- L’arrêt du tabac, même après de nombreuses années, réduit considérablement les risques.
Chaque année, le 17 novembre est consacré à la Journée internationale de lutte contre le cancer du poumon, une occasion de sensibiliser le public à cette maladie particulièrement meurtrière. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le cancer du poumon est la principale cause de décès par cancer à l’échelle mondiale.
Le tabagisme est de loin le facteur de risque le plus déterminant dans le développement d’un cancer du poumon. L’OMS estime que la consommation de tabac est à l’origine d’environ 85 % des cas. La Société américaine du cancer précise que neuf hommes sur dix et huit femmes sur dix atteints de cette maladie sont fumeurs. Le risque est directement proportionnel au nombre de cigarettes fumées et à la durée de cette habitude.
Mais le tabac n’est pas le seul coupable. La combinaison du tabagisme avec une consommation régulière d’alcool ou la prise de suppléments de bêta-carotène peut encore accroître le risque de développer un cancer du poumon. Il est donc crucial de prendre en compte l’ensemble des habitudes de vie.
La bonne nouvelle, cependant, est qu’il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer. Même après de nombreuses années de tabagisme, l’arrêt réduit considérablement les risques, bien qu’ils ne reviennent jamais au niveau de ceux qui n’ont jamais fumé.
L’exposition à la fumée secondaire constitue également une menace importante. Selon Medline Plus, la bibliothèque nationale de médecine des États-Unis, inhaler de la fumée ambiante – un mélange de fumée dégagée par la cigarette et de fumée expirée par le fumeur – expose les non-fumeurs aux mêmes agents cancérigènes, bien qu’en quantités moindres.
D’autres facteurs de risque incluent des antécédents familiaux de cancer du poumon, une exposition professionnelle à des substances telles que l’amiante, l’arsenic, le chrome, le béryllium, le nickel, la suie ou le goudron, ainsi que l’exposition aux radiations, qu’il s’agisse de radiothérapie thoracique, de la présence de radon dans les habitations ou sur les lieux de travail, ou de certains examens d’imagerie comme la tomodensitométrie.
L’infection par le VIH peut également augmenter le risque, bien que les taux élevés de tabagisme chez les personnes séropositives rendent difficile la distinction entre l’effet de l’infection et celui du tabac. De plus, vivre dans des zones où la pollution atmosphérique est élevée est associé à une incidence plus importante du cancer du poumon.
Le cancer du poumon évolue souvent silencieusement, car il présente rarement des symptômes à ses débuts. Lorsque ceux-ci apparaissent, ils indiquent généralement un stade avancé de la maladie. Parmi les signes les plus courants figurent une toux persistante, des douleurs thoraciques, des crachats de sang (même en petite quantité), un enrouement, des difficultés respiratoires et un sifflement respiratoire. Si le cancer s’est propagé à d’autres parties du corps, des douleurs osseuses, des maux de tête, une perte de poids involontaire, une diminution de l’appétit et un gonflement du visage ou du cou peuvent survenir, selon les informations de la Clinique Mayo.
La détection précoce est essentielle pour améliorer le pronostic. L’American Cancer Society explique que si les radiographies pulmonaires ont été évaluées comme méthode de dépistage pour les personnes à haut risque, elles n’ont pas démontré leur capacité à prolonger la vie dans la plupart des cas et ne sont donc pas recommandées comme outil de dépistage.
La procédure la plus efficace pour identifier les anomalies pulmonaires chez les personnes ayant des antécédents de tabagisme est la tomodensitométrie à faible dose (LDCT). Des études ont montré que la réalisation annuelle d’une LDCT chez les personnes à haut risque, avant l’apparition des symptômes, peut réduire la mortalité associée au cancer du poumon.
Le diagnostic commence par la collecte des antécédents médicaux et un examen physique visant à identifier les symptômes et les facteurs de risque. Si les résultats suggèrent la possibilité d’un cancer du poumon, des examens complémentaires sont réalisés, tels que des tests d’imagerie ou des biopsies pulmonaires.
La Société américaine du cancer souligne que le diagnostic est souvent posé à un stade avancé, lorsque les options thérapeutiques sont plus limitées. Un dépistage ciblé des personnes à haut risque peut donc permettre une identification précoce de la maladie et améliorer considérablement les taux de survie. En outre, la prévention primaire – par la lutte antitabac et la réduction de l’exposition aux facteurs environnementaux nocifs – constitue une stratégie efficace pour réduire l’incidence du cancer du poumon et sauver des vies.
Le cancer du poumon peut toucher n’importe qui, même les non-fumeurs, bien que le risque soit considérablement plus élevé chez ceux qui ont été exposés aux facteurs mentionnés précédemment. Les experts s’accordent sur la nécessité de renforcer les politiques de prévention, de promouvoir la détection précoce et de sensibiliser aux risques liés au tabagisme et à d’autres agents environnementaux, afin de réduire l’impact de cette maladie dans le monde.
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