Publié le 3 octobre 2025 20:37:00. À Sydney, des communautés exilées ont marqué le 76e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine par une journée de commémoration et de protestation, dénonçant les violations des droits de l’homme et appelant à une plus grande responsabilisation du régime communiste.
- Des Tibétains, des Ouïghours, des Hongkongais et des défenseurs chinois pro-démocratie se sont réunis pour exprimer leur solidarité avec les victimes du Parti communiste chinois (PCC).
- Les manifestants ont mis en lumière des préoccupations spécifiques concernant la répression culturelle au Tibet, la situation des Ouïghours au Turkestan oriental et le contrôle idéologique exercé par le PCC.
- Plus de 450 millions de citoyens chinois auraient renoncé à leur adhésion au PCC et à ses organisations affiliées, signe d’un mécontentement croissant.
Sydney a été le théâtre d’une manifestation poignante le 1er octobre, alors que la République populaire de Chine célébrait son 76e anniversaire. Au lieu de festivités, des communautés exilées ont choisi de marquer cette date comme la « Journée nationale des chutes de Chine », un contre-récit soulignant les souffrances endurées sous le régime communiste. Le rassemblement, organisé devant l’hôtel de ville de Sydney, a rassemblé des représentants de différentes communautés, notamment tibétaine, ouïghoure, hongkongaise et des dissidents chinois, sous l’égide de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande pour les victimes du régime communiste.
Dawa Sangmo, chargée de liaison pour la Chine au Tibet Information Office, a pris la parole pour dénoncer les récentes violations des droits de l’homme au Tibet occupé. Elle a notamment évoqué les dommages causés à l’environnement alpin par le spectacle pyrotechnique « Rising Dragon » d’Arc’teryx, ainsi que l’arrestation du chanteur tibétain Asang pour avoir interprété une chanson en hommage au Dalaï Lama. Elle a également attiré l’attention sur la disparition inquiétante d’une jeune femme chinoise impliquée dans le mouvement numérique « Jeunes chinois pour le Tibet », né après les protestations de 2022. « Ces cas ne sont que la partie visible de l’iceberg », a-t-elle souligné, « une campagne continue visant à étouffer l’identité et la dissidence tibétaines. »
Tenzin Dhagyal, coordinatrice régionale de Sydney pour V-Tag, a dénoncé le système de pension d’État en expansion au Tibet, qu’elle considère comme un outil d’assimilation culturelle visant à « siniser les enfants tibétains ». Elle a appelé la communauté internationale à passer des déclarations d’intention à des « mesures concrètes pour tenir la Chine responsable » de ses actions.
Le Dr Lingsong, représentant de Hong Kong, a mis en évidence le contrôle idéologique omniprésent du PCC.
« Le parti inculque la conviction que sans le régime communiste, la valeur d’un individu est nulle – une mentalité utilisée pour maintenir son pouvoir autoritaire. »
Dr Lingsong, représentant de Hong Kong
Bahtiyarbora, président de l’Australia Ughur Association, et Melmet Celepic, son secrétaire, ont fermement condamné les politiques génocidaires du PCC à l’encontre du peuple ouïghour, dénonçant les détentions massives, le travail forcé et la destruction du patrimoine culturel dans le Turkestan oriental.
Le professeur Chongyi Feng, président de l’Alliance, a replacé cette journée de protestation dans un contexte historique plus large. Il a rappelé que la « Journée nationale des chutes de Chine » n’est pas seulement un rejet de la politique actuelle du PCC, mais aussi un rappel que la tragédie a commencé il y a 76 ans avec la fondation du régime.
John Deller, porte-parole de Sydney Falun Dafa, a souligné l’impact de la campagne « Quittez le PCC », qui a conduit plus de 450 millions de citoyens chinois à renoncer à leur adhésion au Parti et à ses organisations affiliées depuis son lancement en 2004. Il a interprété ce phénomène comme un signe de l’affaiblissement progressif du régime.
Le rassemblement s’est conclu par une veillée aux chandelles, en hommage aux innombrables victimes de la répression du PCC et en signe d’engagement commun envers la liberté, la justice et la dignité humaine.
-Report déposé par Office of Tibet, Canberra





