Publié le 29 décembre 2025 23:13:00. L’Ukraine a fermement démenti les accusations russes d’avoir mené une attaque de drones contre une résidence du président Vladimir Poutine, des allégations qui interviennent alors que des négociations de paix, sous l’égide de Donald Trump, sont en cours. Moscou menace de revoir sa position dans les pourparlers, tandis que les combats se poursuivent sur le terrain.
- L’Ukraine rejette catégoriquement les accusations russes d’une attaque de drones contre une résidence de Vladimir Poutine dans la région de Novgorod.
- La Russie affirme avoir intercepté 91 drones et menace de modifier sa position dans les négociations de paix en réponse à cet incident présumé.
- Donald Trump a confirmé avoir été informé de cette allégation par Poutine lors d’un appel téléphonique, exprimant son mécontentement.
Le ministère russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré lundi qu’une attaque avait été menée contre la résidence de Poutine à l’aide de 91 drones d’attaque à longue portée. Selon Moscou, les systèmes de défense aérienne ont réussi à intercepter tous les appareils et qu’il n’y a eu aucune victime. Iouri Ouchakov, conseiller en politique étrangère du Kremlin, a précisé que cette frappe aurait eu lieu dimanche, peu après des entretiens entre le président américain Donald Trump et Volodymyr Zelensky en Floride, concernant les négociations pour mettre fin à la guerre en Ukraine.
Volodymyr Zelensky a rapidement qualifié les affirmations de Moscou de fausses, les dénonçant comme une tentative de déstabiliser les pourparlers de paix. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, a également condamné ces allégations, les qualifiant de manœuvre visant à justifier de nouvelles attaques russes contre l’Ukraine et à entraver le processus de paix. Sur le réseau social X, Sybiha a déclaré que cette accusation visait à « créer un prétexte et une fausse justification pour les nouvelles attaques de la Russie contre l’Ukraine, ainsi qu’à saper et à entraver le processus de paix ».
Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a averti que la réponse de Moscou à cette attaque présumée « ne serait pas diplomatique » et que la Russie réévaluerait sa position dans les négociations. De son côté, Donald Trump a confirmé que Poutine lui avait fait part de cette allégation lors d’un appel téléphonique.
« Je n’aime pas ça. Ce n’est pas bon. »
Donald Trump, président américain
Interrogé sur l’existence de preuves étayant ces accusations, Trump a répondu : « Nous le découvrirons ».
Ces développements interviennent alors que l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie approche de sa quatrième année. La semaine dernière, Zelensky avait déclaré qu’un plan de paix en 20 points avait été « accepté à 90 % » et que les garanties de sécurité entre les États-Unis et l’Ukraine étaient « acceptées à 100 % ». Cependant, des divergences importantes subsistent quant à l’avenir des territoires ukrainiens occupés par la Russie. Zelensky a réaffirmé que la question du statut de ces territoires devrait être tranchée par le peuple ukrainien, par le biais de référendums potentiels.
Zelensky a également indiqué avoir discuté de sa rencontre avec Trump et de l’état des négociations avec le chancelier allemand Friedrich Merz, le président letton Edgars Rinkevics et le président finlandais Alexander Stubb, cherchant à maintenir un équilibre dans ses relations avec ses alliés européens et les États-Unis.
Parallèlement, les combats se poursuivent sur plusieurs fronts en Ukraine. L’armée russe affirme avoir pris le contrôle du village de Dibrova, dans la région de Donetsk. Dans la région de Zaporizhia, au moins un civil a été tué et un autre blessé lors d’une attaque russe contre la ville d’Orikhiv. Le gouverneur régional, Ivan Fedorov, a précisé que des bombes aériennes guidées russes avaient frappé cette ville de première ligne, tuant un homme de 46 ans et blessant une femme de 49 ans. Dans la région de Kharkiv, trois personnes ont été blessées lors de bombardements russes au cours des dernières 24 heures, selon le gouverneur Oleh Syniehubov.
La Russie affirme également progresser ou améliorer ses positions dans plusieurs régions, notamment Soumy, Kharkiv, Donetsk, Zaporizhia, Kherson et Dnipropetrovsk. L’état-major ukrainien a signalé 89 affrontements le long de la ligne de front depuis le début de la journée, les combats les plus intenses se concentrant dans le secteur de Pokrovsk.
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