Publié le 6 octobre 2025 14:26:00. Le Vatican ajuste sa stratégie financière en permettant à ses différentes entités d’utiliser des intermédiaires externes pour leurs investissements, tout en réaffirmant le rôle central de l’Institut des Œuvres Religieuses (IOR), sa banque. Cette décision intervient après des pertes importantes révélées lors d’une affaire immobilière à Londres.
- Le pape a promulgué un nouveau décret, le « motu proprio » « Coniutta cura », autorisant l’utilisation d’intermédiaires financiers externes pour les investissements du Saint-Siège.
- L’IOR conservera un rôle central, mais les agences du Vatican pourront recourir à des institutions financières situées dans d’autres États, après validation par le comité d’investissement.
- Cette réorganisation fait suite à des pertes estimées à 217 millions d’euros (environ 235 millions de dollars américains) dans une transaction immobilière à Londres.
Le Vatican a annoncé une nouvelle flexibilité dans sa gestion financière, permettant à ses différentes organisations de faire appel à des intermédiaires financiers externes pour leurs investissements. Ce changement, formalisé par le pape à travers un décret intitulé « Coniutta cura », vise à optimiser l’efficacité des opérations financières du Saint-Siège.
Selon le texte papal, l’administration du patrimoine du Siège apostolique s’appuiera sur la structure organisationnelle interne de l’Institut des Œuvres Religieuses (IOR), communément appelé la banque du Vatican. Cependant, le décret précise que les organes compétents, notamment le comité d’investissement, pourront juger plus efficace de recourir à des institutions financières établies dans d’autres États.
Le pape a justifié cette décision en expliquant qu’elle fait suite à une évaluation approfondie des recommandations formulées à l’unanimité par le Conseil pour l’économie et des experts en la matière. Il a souligné la nécessité d’une « responsabilité partagée » entre les différentes institutions curiales impliquées dans les activités d’investissement.
Le document insiste sur l’importance de consolider les procédures existantes et de clarifier les rôles et responsabilités de chaque institution, afin de favoriser une dynamique de collaboration mutuelle. L’IOR conserve donc un rôle opérationnel clé, mais la possibilité de recourir à des intermédiaires externes, sous réserve de l’approbation du comité d’investissement, offre une plus grande souplesse.
Cette annonce intervient dans un contexte délicat, après le scandale lié à la vente d’un immeuble situé à Sloane Avenue, à Londres. Lors du procès, maintenant en appel, il a été révélé que le Vatican a subi des pertes d’environ 217 millions d’euros dans cette opération.
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