Publié le 1er janvier 2026 à 09h31. La Bolivie a confirmé deux nouveaux cas de la variante K de la grippe A H3N2, portant à quatre le nombre total d’infections détectées dans le pays, alors que la circulation du virus s’intensifie à l’échelle mondiale. Les autorités sanitaires appellent à la vigilance et au respect des mesures de biosécurité.
- Deux nouveaux cas de la variante K de la grippe A H3N2 ont été identifiés chez des enfants de moins de cinq ans dans les départements de Santa Cruz et de Chuquisaca.
- Le gouvernement bolivien a déclaré l’alerte épidémiologique nationale le 17 décembre pour contenir la propagation de cette variante.
- Les autorités rassurent la population en affirmant que la variante K ne présente pas une létalité plus élevée que les autres formes de grippe.
La ministre bolivienne de la Santé et des Sports, Marcela Flores, a annoncé ce mercredi la confirmation de ces deux nouveaux cas. Les enfants atteints sont stables et reçoivent des soins à domicile, sous surveillance médicale. Les premiers cas de la variante K avaient été détectés précédemment à El Alto et à La Paz, dans l’ouest du pays.
Au total, la Bolivie dénombre actuellement 76 cas de grippe A H3N2, dont seuls quatre sont liés à cette nouvelle mutation. L’alerte épidémiologique nationale, décrétée le 17 décembre, vise à renforcer la capacité du système de santé à identifier rapidement les cas suspects, en particulier chez les populations les plus vulnérables : enfants, personnes âgées et individus souffrant de maladies chroniques.
Cette stratégie permet également de faciliter l’acheminement des médicaments et des fournitures médicales essentielles. Selon la ministre Flores,
« Nous agissons sur la base de preuves scientifiques pour éviter les hospitalisations inutiles et protéger la capacité de nos services de santé. »
Concernant la dangerosité de la variante K, les autorités sanitaires ont tenu à rassurer la population. La ministre a précisé que cette variante se caractérise par des modifications de trois protéines qui facilitent sa transmission interpersonnelle, mais que les symptômes cliniques restent similaires à ceux de la grippe saisonnière.
La ministre Flores a réitéré son appel à la population pour qu’elle maintienne les mesures de biosécurité et consulte rapidement un médecin en cas de symptômes respiratoires, afin de garantir un diagnostic précoce et une prise en charge adaptée.