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La campagne prolonge l’intensification du service jusqu’au 30 – Mairie d’Ubatuba

Publié le 4 novembre 2025 14:44:00. La campagne de vaccination contre le virus du papillome humain (VPH) est prolongée jusqu'à la fin novembre dans l'État de São Paulo, ciblant les jeunes de 9 à 19 ans afin de…

La campagne prolonge l’intensification du service jusqu’au 30 – Mairie d’Ubatuba

Publié le 4 novembre 2025 14:44:00. La campagne de vaccination contre le virus du papillome humain (VPH) est prolongée jusqu’à la fin novembre dans l’État de São Paulo, ciblant les jeunes de 9 à 19 ans afin de renforcer la prévention du cancer et des infections associées.

  • La campagne vise à augmenter la couverture vaccinale, particulièrement chez les adolescents de 15 à 19 ans.
  • Le Brésil a simplifié le protocole vaccinal en adoptant une dose unique pour les 9-14 ans, conformément aux recommandations internationales.
  • L’incidence des cancers de l’oropharynx liés au VPH est en augmentation, en parallèle avec la baisse du tabagisme.

La Surveillance Épidémiologique d’Ubatuba (Viep) a annoncé que le Département de Santé de l’État de São Paulo a décidé d’étendre jusqu’au 30 novembre la campagne d’intensification de la vaccination contre le VPH. Cette initiative s’adresse aux jeunes de 9 à 19 ans qui n’ont pas encore été vaccinés.

La campagne cible aussi bien les filles que les garçons, avec une attention particulière portée aux personnes immunodéprimées, aux victimes de violences sexuelles et aux individus souffrant de papillomatose respiratoire récurrente (RRP). L’objectif principal est de protéger les enfants et les adolescents avant qu’ils ne soient exposés au virus, tout en renforçant la prévention contre le cancer du col de l’utérus et d’autres complications liées au VPH.

À Ubatuba, les données du ministère de la Santé révèlent une couverture vaccinale de 80,54 % chez les jeunes filles et de 65,67 % chez les jeunes garçons âgés de 9 à 14 ans.

« La vaccination contre le VPH est un moyen sûr et efficace de protéger nos adolescents avant qu’ils n’entrent en contact avec le virus. Plus la couverture vaccinale est élevée, plus la circulation du VPH dans la communauté est faible. »

Alyne Ambrogi, infirmière coordinatrice du Viep d’Ubatuba

L’infirmière Ambrogi souligne l’importance de cibler les jeunes de 15 à 19 ans, qui sont particulièrement vulnérables. « Au cours du mois d’octobre, Ubatuba a administré 142 doses de vaccin aux personnes de 9 à 14 ans et 40 doses aux personnes de 15 à 19 ans », a-t-elle précisé.

La vaccination contre le VPH est considérée comme la méthode de prévention la plus efficace, en complément de l’utilisation de préservatifs pour limiter le risque de contamination.

Depuis 2024, le Brésil a adopté une stratégie de vaccination à dose unique pour les enfants et adolescents de 9 à 14 ans, simplifiant ainsi l’accès à la protection contre le VPH. Cette nouvelle approche s’aligne sur les recommandations récentes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS).

Le virus du papillome humain (VPH) est une infection sexuellement transmissible très répandue, affectant les hommes et les femmes. Il existe plus de 200 types de VPH, certains pouvant provoquer des verrues génitales, tandis que d’autres sont associés à des cancers graves, notamment du col de l’utérus, de l’anus, du pénis, de la bouche et de la gorge.

Selon l’Institut national du cancer (Inca), l’incidence des cancers de l’oropharynx liés au VPH a augmenté depuis 2014, en contraste avec la diminution des cas associés au tabagisme. La réduction du nombre de fumeurs au Brésil – passant de 35 % dans les années 1980 à moins de 15 % aujourd’hui – a modifié le profil des patients atteints de tumeurs buccales. Le VPH de type 16, également impliqué dans le cancer du col de l’utérus, est un facteur majeur dans l’augmentation de ces nouveaux cas. Un chercheur, Luis Felipe Ribeiro Pinto, a noté que cette croissance est particulièrement marquée dans les pays développés, avec 80 % des cas aux États-Unis et 50 % au Royaume-Uni, contre seulement 8 % au Brésil.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.