Home MondeLa CEDEAO rejette le plan de transition militaire de la Guinée-Bissau et menace de sanctions ciblées

La CEDEAO rejette le plan de transition militaire de la Guinée-Bissau et menace de sanctions ciblées

by Clara Dubois

Publié le 17 décembre 2023 à 10h30. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a fermement rejeté le calendrier de transition proposé par les militaires au pouvoir en Guinée-Bissau, menaçant de sanctions ciblées pour forcer un retour rapide à l’ordre constitutionnel.

  • La CEDEAO exige la libération immédiate des détenus politiques et un processus de transition court et inclusif.
  • Le coup d’État en Guinée-Bissau est le neuvième en Afrique de l’Ouest et du Centre en cinq ans, suscitant des inquiétudes quant à la démocratie régionale.
  • La CEDEAO a envoyé une délégation de haut niveau en Guinée-Bissau pour dialoguer avec la junte militaire.

Les dirigeants de la CEDEAO ont exprimé leur désapprobation face au programme de transition annoncé par les militaires guinéens après le renversement du président Umaro Sissoco Embalo le 26 novembre. Le Haut Commandement militaire, comme se font appeler les putschistes, avait nommé le général de division Horta Inta-a comme président par intérim le lendemain. Cette prise de pouvoir s’inscrit dans une vague d’instabilité politique qui frappe l’Afrique de l’Ouest et du Centre, avec neuf coups d’État survenus dans la région en cinq ans.

Lors d’un sommet annuel à Abuja, au Nigeria, les chefs d’État de la CEDEAO ont insisté sur la nécessité d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel en Guinée-Bissau. Ils ont également appelé à la libération immédiate de tous les détenus politiques, y compris les figures de l’opposition. Le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Touray, a affirmé que l’organisation ne tolérerait aucune modification anticonstitutionnelle du pouvoir.

La CEDEAO a souligné que les élections du 23 novembre avaient été jugées libres et transparentes par les observateurs de la CEDEAO, de l’Union africaine et de la Communauté des pays de langue portugaise. Elle a également chargé son président de diriger une délégation de haut niveau en Guinée-Bissau afin d’engager des discussions avec les militaires au pouvoir.

La CEDEAO a averti que le non-respect de ses exigences entraînerait l’imposition de sanctions ciblées contre les individus ou les groupes qui entraveraient le processus de transition. L’organisation a également appelé l’Union africaine et les partenaires internationaux à soutenir ses efforts pour rétablir la stabilité constitutionnelle en Guinée-Bissau.

You may also like

Leave a Comment