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La CEPALC prévoit que le Venezuela sera le moteur de la croissance en 2025

by Clara Dubois

Publié le 16 décembre 2025 à 15h49. Malgré une croissance régionale atone, le Venezuela devrait connaître une expansion économique significative en 2025, selon les dernières prévisions de la CEPALC, qui maintient une estimation globale de 2,4 % pour l’Amérique latine et les Caraïbes.

  • Le Venezuela devrait afficher une croissance de 6,5 % en 2025, surpassant largement la moyenne régionale.
  • La CEPALC prévoit une croissance régionale de seulement 2,4 % pour 2025, un chiffre similaire à celui de l’année précédente.
  • La région risque de connaître quatre années consécutives de croissance faible, entravant la réduction de la pauvreté et la création d’emplois.

L’Amérique latine et les Caraïbes peinent à retrouver un rythme de croissance soutenu. Dans son rapport préliminaire sur les économies de la région, présenté à Santiago, au Chili, la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC) a confirmé ses prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB) à 2,4 % pour 2025. Un chiffre légèrement supérieur aux 2,3 % enregistrés en 2024, mais qui témoigne, selon l’organisation, d’une dynamique de croissance persistante et faible.

Si ces projections se confirment, la région enchaînera quatre années consécutives avec des taux de croissance avoisinant les 2,3 %, des performances jugées insuffisantes pour réduire les inégalités sociales et stimuler la productivité.

Le Venezuela en tête de la croissance régionale

Dans ce contexte de ralentissement généralisé, le Venezuela se distingue comme l’économie affichant la plus forte croissance prévue pour 2025, avec une expansion de 6,5 %. Le pays devance le Paraguay (5,5 %), l’Argentine (4,3 %) et le Costa Rica (4 %). Ces données placent le Venezuela bien au-dessus de la moyenne latino-américaine.

La CEPALC ne détaille pas dans ce rapport les facteurs spécifiques expliquant cette performance vénézuélienne, qui contraste fortement avec la stagnation économique qui affecte la majorité des pays de la région.

Le Guatemala (3,9 %), le Honduras (3,8 %), le Panama (3,8 %), le Salvador (3,5 %), le Nicaragua (3,5 %), le Pérou (3,2 %) et l’Équateur (3,2 %) affichent des taux de croissance intermédiaires, tandis que des économies comme le Brésil, le Chili et la Colombie enregistrent une croissance plus modérée, proche de la moyenne régionale.

Une région prise dans le « piège » de la faible croissance

José Manuel Salazar-Xirinachs, secrétaire exécutif de la CEPALC, a mis en garde contre les effets structurels de cette tendance persistante.

« Le PIB par habitant d’aujourd’hui est à peine supérieur à celui d’il y a dix ans, la réduction de la pauvreté a stagné et le travail informel a cessé de diminuer. »

José Manuel Salazar-Xirinachs, secrétaire exécutif de la CEPALC

Selon lui, des politiques de développement productif plus ambitieuses, combinées à des politiques macroéconomiques favorisant l’innovation, la diversification et la création d’emplois de qualité, sont indispensables.

La CEPALC prévoit une croissance régionale de 2,3 % pour 2026, un chiffre identique à celui estimé pour 2024 et 2025, ce qui souligne la fragilité des performances économiques latino-américaines dans un contexte international incertain.

À l’opposé de cette dynamique de croissance, Cuba (-1,5 %) et Haïti (-2,3 %) devraient connaître une contraction économique en 2025. La Guyane, en revanche, devrait enregistrer une croissance exceptionnelle de 15,2 %, portée par son boom pétrolier.

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