Le Massachusetts se prépare à encadrer le secteur des services d’aide à domicile en instaurant un système d’autorisation obligatoire pour les agences non médicales. Cette mesure, adoptée mercredi par la Chambre des représentants, vise à garantir un niveau de qualité et de sécurité pour les personnes âgées et les personnes handicapées bénéficiant de ces services.
La loi, intitulée « Loi visant à améliorer les soins à domicile », autoriserait le ministère du Vieillissement et de l’Indépendance à mettre en place ce dispositif de permis. À l’heure actuelle, le Massachusetts est l’un des rares États américains à ne pas réglementer les prestataires de soins à domicile non médicaux, laissant un marché où les pratiques varient considérablement.
« La création d’un système d’autorisation établit une base de normes de qualité et de sécurité, des normes que la plupart des gens supposent déjà en place », explique Harrison Collins, directeur des affaires législatives à la Home Care Alliance of Massachusetts. « Cela garantira que chaque résident du Massachusetts recevant des soins à domicile puisse le faire en toute confiance, sachant que ses prestataires sont soumis à un contrôle et respectent des standards élevés. »
Selon les défenseurs de cette loi, l’absence de réglementation actuelle crée une situation inéquitable. Certaines agences mettent en œuvre des politiques rigoureuses en matière de formation du personnel et de sécurité des clients, tandis que d’autres ne le font pas. L’autorisation permettrait de garantir un minimum de qualité pour tous les usagers.
« Cela a favorisé un marché où les règles du jeu sont inégales », souligne M. Collins. « L’autorisation d’exercer consolidera également la place de ce segment de notre industrie dans le continuum des soins de santé et empêchera les acteurs malhonnêtes de profiter des consommateurs ou des travailleurs. »
La législation prévoit également que le secrétaire du Bureau exécutif de la santé et des services sociaux élabore des réglementations et que le ministère du Vieillissement et de l’Indépendance puisse mener des enquêtes et des contrôles pour assurer le respect des règles.
Les représentants du secteur insistent sur le fait que l’objectif n’est pas d’alourdir les démarches administratives pour les prestataires. Ils souhaitent établir des normes minimales raisonnables, sans imposer de contraintes excessives qui pourraient augmenter les coûts des services. « Notre objectif et notre plaidoyer ont toujours été centrés sur le fait que cela accordera une licence à toute entité fournissant des services, quelle que soit la source du payeur », précise M. Collins. « La priorité numéro un ici doit être d’établir des normes minimales raisonnables tout en évitant des exigences lourdes qui pourraient augmenter les coûts d’exploitation des fournisseurs. »
Le projet de loi devrait maintenant être examiné par le Sénat. Les acteurs du secteur se montrent optimistes quant à son adoption, estimant qu’il s’agit d’une mesure de « bon sens » qui permettra de mieux protéger les consommateurs et les professionnels du secteur.
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