Publié le 3 décembre 2025 à 02h05. La chanteuse américaine Sabrina Carpenter a dénoncé l’utilisation de sa musique dans une vidéo de l’administration Trump promouvant les actions de l’ICE, qualifiant l’initiative de « mauvaise et dégoûtante ».
Sabrina Carpenter s’est publiquement insurgée contre l’utilisation non autorisée de sa chanson Junon dans une vidéo diffusée par la Maison Blanche. Cette vidéo met en scène des agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) en pleine opération, menottant des individus.
« Cette vidéo est mauvaise et dégoûtante. Ne m’impliquez jamais, ni ma musique, dans votre agenda inhumain. »
Sabrina Carpenter
La chanteuse, actuellement au sommet des charts américains grâce à son tube Espresso, qui a figuré en bonne place dans les listes de 2024 de magazines tels que Rolling Stone et Billboard, est connue pour ses convictions progressistes. Elle est également proche de Taylor Swift, une autre artiste pop américaine qui s’est souvent exprimée publiquement contre les politiques de Donald Trump.
Cette prise de position intervient dans un contexte de renforcement des opérations de l’ICE depuis le début du second mandat présidentiel de Trump, avec une augmentation des arrestations et des raids ciblés visant les personnes en situation irrégulière sur le territoire américain. Ces actions ont suscité de vives protestations dans plusieurs villes, notamment à Los Angeles, en raison de la nature souvent brutale des interventions policières.
L’incident rappelle une controverse similaire survenue récemment, impliquant un éditeur de livres pour enfants et le secrétaire à la Défense Hegseth. Ce dernier avait publié une image retouchée de la tortue Franklin, personnage d’une série de livres pour enfants canadiens, brandissant un bazooka. L’éditeur Kids Can Press avait alors condamné cette utilisation « désobligeante, violente et non autorisée » de l’image de Franklin dans une déclaration sur X.
Selon l’administration Trump, l’image de Franklin était destinée à illustrer les opérations américaines contre des bateaux vénézuéliens soupçonnés de trafic de drogue, bien que des preuves concrètes à l’appui de ces accusations n’aient pas été fournies.
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