Les marchés financiers attendent avec impatience les décisions de la Réserve fédérale américaine et les résultats trimestriels de plusieurs géants de la technologie cette semaine, dans l’espoir de voir les tendances haussières se confirmer. Les investisseurs misent sur une nouvelle baisse des taux d’intérêt, tout en scrutant les performances des entreprises qui pèsent le plus lourd sur les indices boursiers.
Le Comité fédéral de l’open market (FOMC) de la Réserve fédérale se réunira les 31 octobre et 1er novembre pour évaluer la conjoncture économique et déterminer si une baisse supplémentaire des taux d’intérêt est justifiée. En septembre, le FOMC avait déjà abaissé ses taux directeurs, les situant entre 4,00 % et 4,25 %. L’anticipation d’une nouvelle baisse est forte, compte tenu du ralentissement du marché du travail et de la persistance de l’inflation.
Selon les données de CME FedWatch, qui sondent les traders de taux d’intérêt, 96,7 % d’entre eux prévoient une réduction de 25 points de base, ce qui porterait la fourchette des taux entre 3,75 % et 4,00 %. Une telle décision pourrait donner un nouvel élan aux marchés, bien que les récentes hausses aient peut-être déjà intégré une partie de cette perspective.
Parallèlement, cinq des sept entreprises les plus capitalisées du marché boursier américain – surnommées les “Magnificent 7” – publieront leurs résultats cette semaine. Ces résultats sont considérés comme des indicateurs clés de la santé économique et pourraient influencer significativement les tendances boursières.
Les prévisions pour ces entreprises sont les suivantes :
- Alphabet (Google), le 29 octobre : un chiffre d’affaires estimé à 75 milliards de dollars américains (environ 68,7 milliards d’euros), en hausse de 14 % sur un an, et un bénéfice par action de 3,66 dollars américains (environ 3,36 euros), en hausse de 11 % sur un an.
- Microsoft, le 29 octobre : un chiffre d’affaires estimé à 100 milliards de dollars américains (environ 91,8 milliards d’euros), en hausse de 13 % sur un an, et un bénéfice par action de 2,28 dollars américains (environ 2,09 euros), en hausse de 8 % sur un an.
- Meta (Facebook), le 30 octobre : un chiffre d’affaires estimé à 49 milliards de dollars américains (environ 45 milliards d’euros), en hausse de 22 % sur un an, et un bénéfice par action de 6,72 dollars américains (environ 6,17 euros), en hausse de 11 % sur un an.
- Amazon, le 30 octobre : un chiffre d’affaires estimé à 178 milliards de dollars américains (environ 163,7 milliards d’euros), en hausse de 12 % sur un an, et un bénéfice par action de 1,57 dollar américain (environ 1,44 euro), en hausse de 9 % sur un an.
- Apple, le 30 octobre : un chiffre d’affaires estimé à 1,2 milliard de dollars américains (environ 1,1 milliard d’euros), en hausse de 8 % sur un an, et un bénéfice par action de 1,76 dollar américain (environ 1,61 euro), en hausse de 81 % sur un an.
La forte croissance attendue des bénéfices d’Apple est en partie due à une charge exceptionnelle de 10 milliards de dollars américains (environ 9,2 milliards d’euros) enregistrée l’année dernière en raison d’un litige fiscal avec l’Union européenne. Le bénéfice ajusté d’Apple pour le trimestre de septembre devrait augmenter d’environ 8 %.
Si ces géants technologiques atteignent ou dépassent leurs objectifs, cela pourrait renforcer la dynamique positive observée sur les marchés. Cependant, des résultats décevants pourraient entraîner une correction, en particulier dans un contexte d’incertitudes persistantes concernant les droits de douane et les perspectives macroéconomiques. Les investisseurs surveilleront de près l’impact des tarifs douaniers sur les bénéfices d’Apple et d’Amazon.
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