Publié le 13 mars 2024. La Chine a vivement critiqué le Japon après que Tokyo a réaffirmé sa position sur Taïwan, ravivant les tensions diplomatiques entre les deux pays.
- Le Japon maintient sa position de 1972 reconnaissant la position de la Chine sur Taïwan, tout en laissant la porte ouverte à une intervention militaire en cas d’attaque.
- La Chine a demandé des éclaircissements sur la déclaration de Tokyo et a exprimé son mécontentement sur les réseaux sociaux.
- Les tensions diplomatiques s’intensifient, avec des mesures chinoises ciblant les citoyens japonais.
Pékin a exprimé son irritation suite aux récentes déclarations de Sanae Takaichi, ministre japonais, concernant Taïwan. Takaichi a réaffirmé la position du Japon, qui remonte à un communiqué conjoint datant de 1972, tout en suggérant que Tokyo pourrait intervenir militairement pour défendre Taïwan en cas d’attaque chinoise.
Lors d’une conférence de presse régulière, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a remis en question la clarté de la position japonaise.
« Maintenant que Takaichi affirme que la position fondamentale du gouvernement japonais concernant Taïwan reste telle qu’elle est écrite dans la déclaration conjointe sino-japonaise de 1972, peut-il expliquer précisément et complètement ce qui a été déclaré dans cette déclaration commune ? »
Lin Jian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères
Il a également interrogé Tokyo sur son engagement envers le principe d’une seule Chine.
La déclaration initiale de Takaichi a suscité une vive réaction sur les réseaux sociaux chinois. L’expression « Sanae Takaichi a finalement cédé » est devenue un sujet de discussion majeur sur Weibo, la plateforme de microblogging chinoise.
Le communiqué conjoint de 1972, qui a officialisé les relations diplomatiques entre la Chine et le Japon, stipule que le Japon « comprend et respecte pleinement » la position de la Chine selon laquelle Taïwan fait partie intégrante de son territoire. Cependant, il ne contient pas d’adhésion explicite du Japon au principe d’une seule Chine.
Takaichi a rejeté le 7 novembre les demandes de la Chine de revenir sur ses déclarations, affirmant que la position de Tokyo concernant la sécurité régionale n’avait pas changé. Le ministre japonais des Affaires étrangères, Toshimitsu Motegi, avait également souligné que la position du Japon sur Taïwan restait inchangée depuis 1972.
Les tensions entre les deux pays se sont accrues après que Takaichi a déclaré en novembre qu’une attaque chinoise contre Taïwan pourrait déclencher une réponse militaire de Tokyo. En représailles, la Chine a pris des mesures à l’encontre du Japon, notamment en conseillant à ses citoyens d’éviter de s’y rendre.
L’article complet de The Straits Times fournit des informations supplémentaires sur cette affaire.
